Catégorie : Polynesie

  • La Polynésie française : Un petit coin de paradis entre îles de rêve et lagons

    La Polynésie française : Un petit coin de paradis entre îles de rêve et lagons

    Vous avez soif d’évasion , d’émerveillement et d’exotismes ?

    Alors partons à la découverte d’un monde loin du monde au coeur du pacifique .

    Polynésie Française
    Crédit: Bora Bora Intercontinental

    Vous trouverez en fin d’article quelques ressources utiles


    Des accessoires de voyage qui vous seront très utiles

    Au sommaire

    Cap sur la Polynésie Française

    – 5 archipels, un ensemble d’îles et d’ilots

    – Une Histoire ancestrale

    Des traditions ancestrales liées aux ancêtres ma’ohi

    – Les danses et chants traditionnels, marqueur de résistance

    – Les tatouages polynésiens, l’art sacré de la culture polynésienne

    Une abondance naturelle exceptionnelle

    – Une richesse extraordinaire

    – Un voyage au paradis

    Ou loger ?

    Polynésie Française
    Crédit: Teva Sylvain

    Lorsque l’on parle de la Polynésie française, il en ressort des noms très évocateurs comme Tahiti, bora bora , moorea , qui viennent alimenter l’imaginaire et nous transpose dans un monde paradisiaque.

    Un territoire très loin qu’on a hâte de découvrir de par son histoire et sa beauté naturelle.

    En effet la Polynésie française regorge d’histoires extraordinaires liées au culte des ancêtres.

    Des histoires très singulières qui vous faut connaître absolument.

    Cap sur la Polynésie Française

    La Polynésie française est avant tout un immense territoire français qui occupent une vaste surface. Soit environ de 5 millions de kilomètres carrés répartis sur 118 îles.

    – 5 archipels, un ensemble d’îles et d’ilots

    Elle est située dans l’océan Pacifique et se compose de cinq archipels : (l’archipel de la Société qui contient les îles du Vent et les îles Sous-le-Vent, l’archipel des Tuamotu, l’archipel des Gambier, l’archipel des Australes et les îles Marquises)

    – Une Histoire ancestrale

    Selon la légende et les livres d’histoire, le peuplement polynésien remonte à l’an 300 suite à l’exode massive des premiers habitants de l’Asie du Sud-Est et aussi Plus tard à l’arrivée des européens à la conquête du monde au XVIIIe siècle.

    Un peuplement marqué par des guerres successives entre la France et l’Angleterre qui voulait accaparer ce petit bout de paradis. Mais aussi marquée par des épidémies qui ont fragilisé l’évolution du peuple Maori

    Des traditions ancestrales liées aux ancêtres ma’ohi

    Tous les polynésiens et polynésiennes se sentent habités par le MANA issu du peuple maori, qui symbolise une étroite communion avec tous les éléments de la nature, celle-ci régissant la vie de chacun d’entre eux.

    L’héritage laissé par ce peuple mythique d’aventuriers a traversé les siècles. Un héritage que l’on retrouve à travers les danses et des chants traditionnels qui sont en fort marqueur de résistance et de résilience.

    – Les danses et chants traditionnels, marqueur de résistance

    Comme nous le disions plus haut, les danses les chants traditionnels représentent un marqueur identitaire très important au niveau de la communauté polynésienne car à travers eux ils peuvent faire jaillir le courage, l’abnégation , la résilience, le respect et aussi l’humilité.

    L’arrivée des européens a fortement perturbé l’équilibre de vie des polynésiens en interdisant les danses traditionnelles héritées des ancêtres.

    Fort heureusement ils ont pu se réapproprier cette part d’héritage au XXe siècle. Cet art a repris toute sa place au niveau des pratiques traditionnelles locales.

    Ainsi à travers différents instruments tels que le ukulélé, les polynésiens ont pu reprendre le processus de transmission de la culture à travers l’organisation d’un grand événement culturel , sportif et traditionnel LE HEIVA qui se déroule chaque année au mois de juillet

    – Les tatouages polynésiens, l’art sacré de la culture polynésienne

    Un art ancestral qui tient ses origines depuis l’arrivée du peuple maori. Selon la légende cet art est d’origine divine, il a été transmis par les deux fils du dieu Ta’aroa : Mata Mata Arahu et Tu Ra’i Po

    Chez les maori le tatouage était un rituel qui marquait le passage de l’enfant à l’âge adulte. Longtemps banni par les Européens il demeure aujourd’hui et cela partout dans le monde l’un des symboles forts de la culture polynésienne.

    Une abondance naturelle exceptionnelle

    La Polynésie française dispose d’une biodiversité et d’une richesse naturelle extraordinaire, voir même unique au monde.

    – Une richesse extraordinaire

    Entre lagons bleus et espaces verdoyants, Tahiti et ses îles ont tout pour plaire et nous transportent dans un monde où tout est beau et unique.

    Difficile de rester de marbre face a une telle beauté naturelle. Ancrée dans chaque polynésien et polynésienne, la richesse naturelle de mœurs un élément clé qui constitue un équilibre de vie pour chacune d’entre eux.

    – Un voyage au paradis

    En venant en Polynésie vous aurez l’assurance de trouver un tel joyau naturel incomparable nulle part ailleurs.

    Une nature abondante au niveau de la faune et de la flore.

    Tortues, dauphins, raies manta, requins, poissons multicolores vous attendent pour une experience unique.


    Collier Pendentif Maori

    Collier et Pendentif Polynesie
    Collier Pendentif Maori , Polynésie

    Ou loger ?

    Partir en Polynésie, c’est l’assurance d’une décontraction totale et pour cause les polynésiens savent accueillir avec leurs sourires et leur gentillesse légendaire.

    Un petit havre paix à BORA BORA proche de l’aéroport dans un écrin de verdure .

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    BORA BORA HOLIDAY’S LODGE – BORA

    Ce fare a tout pour vous séduire , un petit nid douillet pour vous permettre de passer un séjour inoubliable à TAHITI

    FARE SUNNY - TAHITI
    FARE SUNNY – TAHITI

    Une communion parfaire avec la nature et ses éléments.

    Ce HAERE MAI est l’endroit idéal pour passer des vacances en toute quiétude et sérénité à MOOREA

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    HAERE MAI – MOOREA

    Une maison de vacances atypique et dépaysante , pour vous accueillir dans un cadre privilégié

    BALI HAI - HUAHINE
    BALI HAI – HUAHINE

    Ressources utiles pour votre voyage en Polynésie

    Vous trouverez ci-dessous quelques liens qui vous seront utiles pour planifier votre voyage en Polynésie

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    TAHITI , MOOREA , BORA BORA , HUAHINE , RAIATEA, RANGIROA ET TAHA’A

    Conditions d’entrée en Polynésie : Pour les Démarches administratives



  • Polynésie:  Coupe du Monde au Qatar : Un groupe folklorique de marquisiens sélectionné pour faire une représentation

    Polynésie: Coupe du Monde au Qatar : Un groupe folklorique de marquisiens sélectionné pour faire une représentation

    Le groupe de danseurs et musiciens marquisiens « Kaipeka ote kaikaiana » à la coupe du Monde de football au Qatar

    Un groupe de danseurs et musiciens folkloriques a été retenu par le CIOF (le Conseil International des Organisations de Festivals de Folklore et d’Arts Traditionnels) pour la coupe du monde de football au Qatar au mois de novembre prochain.

    C’est pour eux une occasion unique de faire valoir et partager leur culture au reste du monde.

    Leur billet d’avion est entièrement pris en charge par le comité organisateur.

    Un groupe géré en famille .

    Fondé en 2011 par Kana Hikutini, il est structuré autour d’une cellule familiale puisque le fils Lywaii, également tatoueur, est le chef des danseurs et l’autre fils Cédrik le chef d’orchestre.

    C’est un groupe composé d’une trentaine de membres qui représente la fierté de tout un peuple.

    « Notre but est aussi de pouvoir donner la chance à de jeunes Marquisiens, qui peut-être n’ont jamais voyagé, d’un jour prendre l’avion et partir voir de nouveaux pays, toujours par le biais de la culture ». confie Cédrik Hikutini à TNTV.

  • Tatouage tribal : Mythes et Traditions Polynésiennes

    Tatouage tribal : Mythes et Traditions Polynésiennes

    Le tatouage polynésien : un art traditionnel ancestral

    Véritable joyaux de la Polynésie, le tatouage tribal a traversé les siècles sans perdre de sa splendeur. Habillant les corps d’hommes et de femmes, il est un symbole fort, chargé d’histoires.

    Le tatouage polynésien : un art traditionnel ancestral
    Le capitaine James Cook à Tahiti / Source : www.bridgemanimages.com

    Pratiqué depuis plus de 3000 ans dans un rituel traditionnel ancestral, le tatouage polynésien est un livre ouvert contant la vie de celui qui le porte. Mais au-delà de sa célèbre géométrie, connaissez-vous vraiment la signification de ces motifs hypnotiques ? Origine, symbolique et pratique, partez à la découverte d’un héritage pas comme les autres !

    Les origines du tatouage polynésien

    La Polynésie se compose d’un vaste groupement d’îles situées dans le sud de l’océan Pacifique. On y compte quasiment 1000 îles, dispersées au cœur de l’Océanie. Parmi elles, on retrouve les plus connues : Tahiti, Hawaï, la Nouvelle-Zélande, les îles Samoa, Tonga et Cook, etc.

    Les habitants des îles de Polynésie sont appelés les Polynésiens, ils partagent de nombreux traits communs tels que la langue, la culture ou encore les croyances.

    Pour vous raconter l’histoire du tatouage polynésien, il convient de se replonger dans le passé. C’est en 1768 que James Cook, célèbre explorateur britannique, entame son premier grand voyage.

    Il est chargé d’aller observer une très rare éclipse, provoquée par l’interposition de Vénus entre la Terre et le Soleil. C’est lors de cette première épopée que le navigateur découvre l’île de Tahiti ainsi que la Nouvelle-Zélande. Dans le récit de son premier journal de bord, le capitaine Cook évoque le mot « tattoo ».

    Il explique alors que les autochtones qu’il a rencontrés sont recouverts de dessins sur le corps.

    Près d’un an après son retour, la Royal Navy missionne de nouveau James Cook pour aller explorer les îles du Pacifique Sud. Il s’agit de la seconde expédition de l’explorateur. Après une traversée de huit mois à bord du « HMS Endeavour », le capitaine et son équipage arrivent en Polynésie. Joseph Banks, l’illustrateur naturaliste de Cook, retranscrit soigneusement les motifs qu’il perçoit sur les corps des hommes qu’il rencontre. Dans son journal, Banks écrit « j’évoquerai maintenant la manière dont ils se marquent de façon indélébile ».

    Lors de son retour en Angleterre en juillet 1775, le capitaine Cook est accompagné d’un Tahitien nommé Omai, plus connu sous le nom de Ma’i.

    Cet homme, couvert de tatouages, fascine le Royaume. Le clergé anglais se dit alors qu’il tient-là un peuple à évangéliser. Pour y parvenir, ils se mettent en tête d’éradiquer le tatouage, emblème des croyances polynésiennes.

    On attribuera la première référence au terme de « tattoo » à James Cook, bien qu’il fût popularisé à la suite des écrits de Joseph Banks, lors du second voyage à Tahiti.

    Le mot « tattoo » sera intégré au dictionnaire de l’Académie française en 1798, puis sera francisé sous l’appellation « tatouage » en 1858, avant de faire son entrée dans le dictionnaire de la langue française.

    À l’origine, ce mot provient du terme « tatau » qui signifie « marquer », « frapper » ou « dessiner » en tahitien.

    La légende des dieux

    Le tatouage est un art difficile à dater et encore aujourd’hui, personne n’est parvenu à déterminer avec précision l’apparition des premiers motifs. En Polynésie, la légende raconte que le tatouage serait d’origine divine. C’est pendant le Pô que cet art aurait été créé, lorsque le créateur et père des dieux et des mondes, Ta’aroa, autorisa les âmes à retourner sur terre pour veiller avec bienveillance sur leurs familles. Ta’aroa avait deux fils : Mata Mata Arahu, signifiant « qui exprime avec le charbon de bois » et Tu Ra’i Po, signifiant « qui réside dans le ciel obscur ».

    Hina Ere Ere Manua « Hina au caractère impétueux » était la fille de Ti’i « homme dieu », le premier homme et de Hina Maha’i Tua Mea « celle qui apaise toute chose », la première femme. Lorsque Hina Ere Ere Manua devint une jeune femme, les deux dieux en tombèrent amoureux. Un jour, ils aperçurent Hina qui sommeillait au pied d’un arbre au milieu d’un enclos qui la préservait de tout contact.

    Elle était ainsi retenue, car Ti’i voyait d’un mauvais œil le fait que des garçons s’intéressent à sa fille.

    Le lendemain, Mata Mata Arahu et Tu Ra’i Po se présentèrent à elle et lui dirent combien elle leur plaisait.

    Hina obéissant à ses parents leur répondit qu’elle n’était pas autorisée à leur parler et qu’ils ne devaient pas rester là, sous peine de provoquer la colère de son père. Les deux frères parcoururent la Terre et revinrent le lendemain, les bras chargés de présents : fruits rares, colliers de perles, nacres fines et mets délicieux. Mais une fois de plus, Hina refusa l’offre des dieux. Alors, à court d’idées, les deux hommes se tournèrent vers le dieu Tohu « celui qui prophétise », créateur des dessins, couleurs des poissons et des coquillages. C’est ainsi qu’il les initia aux secrets de la beauté et créa le tatouage. Il inventa et fabriqua des outils faits d’os et de bois ainsi que de l’encre bleutée qui les embellirait. Mata Mata Arahu et Tu Ra’i Po s’ornèrent d’un motif appelé « Tao Maro Mata » et retournèrent séduire Hina. La jeune femme fut subjuguée par la beauté des tatouages et trompa la vigilance de ses parents pour s’enfuir avec les deux frères. Elle fut à son tour tatouée.

    Plus tard, d’autres hommes trouvèrent cette pratique fascinante et décidèrent de l’utiliser en abondance afin de s’embellir pour attirer la bienveillance des dieux et plaire à leurs semblables.

    La renaissance d’un art

    Après la découverte du tatouage et le souhait des missionnaires britanniques d’évangéliser le peuple polynésien, plusieurs dispositions sont prises. En 1819, le code Pomaré voit le jour. Il s’agit du premier registre concernant les lois tahitiennes. Cette nouvelle législation interdit désormais la pratique du tatouage. En effet, celle-ci est décrite comme « l’art du diable » et jugée « barbare » du fait des outils avec lesquels les motifs étaient réalisés. La loi stipule ainsi : « celui qui utilise sur la peau le peigne à tatouer sera puni ». Entre-temps, d’autres traditions polynésiennes se voient bannies, telles que la nudité, les danses, les chants et les parures de fleurs, toutes considérées comme impudiques

    .

    Pendant plus de 150 ans, la culture polynésienne fut passée sous silence. Il aura fallu attendre les années 1980 pour redécouvrir le tatouage et cela, grâce aux croquis et aux notes de Karl Von Den Steinen, explorateur, médecin, philologue et ethnologue allemand. Karl avait réalisé les schémas de plus de 400 tatouages polynésiens. La découverte de ces reproductions a permis à quelques pionniers de réhabiliter cet art, notamment durant les fêtes de Tiurai, la fête nationale tahitienne.

    Désormais revenu au goût du jour, le tatouage est rapidement devenu populaire auprès des jeunes Polynésiens. La majorité souhaitait un retour aux valeurs culturelles et traditionnelles, symbole d’une identité retrouvée.

    Extrait des croquis de Karl Von Den Steinen / Source : OpenEditionBook

    Le signe d’une appartenance indélébile

    Il existe différents termes pour évoquer le tatouage tels que « polynésien » ou « tribal ». En revanche, il est fréquent d’entendre parler de « tatouage maori », à tort. En effet, cette appellation se rapporte directement à un peuple, celui de Nouvelle-Zélande. C’est également le cas pour les tatouages samoans (îles Samoa), marquisiens (îles Marquises), tongiens (îles Tonga), tahitiens (île de Tahiti), hawaïens (îles d’Hawaï), wallisien et futunien (îles Wallis et Futuna), etc. Les tatouages polynésiens varient d’île en île et cela dépend aussi du degré d’évolution des traditions. Cependant, toutes ces variations appartiennent à la grande famille des tatouages tribaux avec laquelle elles partagent une géométrie similaire. On y retrouve des triangles, des cercles, des spirales, des frises, etc.

    La symbolique de cet art ancestral est puissante. Depuis toujours, le tatouage polynésien est un marqueur social important. C’est une façon de communiquer, de donner une information sur sa personnalité ou ses origines, de démontrer son appartenance à un territoire, une famille, un rang social, etc. En Polynésie, les croyances et la force spirituelle sont ancrées dans les mœurs. C’est pourquoi, en plus d’être un élément essentiel à la valorisation de l’homme, le tatouage tribal est aussi un signe de protection contre les esprits maléfiques.

    À l’époque, se faire tatouer était un signe extérieur de richesse et de pouvoir destiné à l’usage des classes sociales de rang élevé. Il y avait trois types de tatouages tribaux : ceux des dieux, des prêtres et des princes, qui étaient héréditaires et donc réservés à leurs descendants, ceux réservés aux chefs de clan et le troisième type qui était réservé aux chefs de guerre, aux guerriers et aux danseurs.

    Le rite ancestral du tatouage polynésien

    Se faire tatouer est une cérémonie sacrée dans la culture polynésienne. Dans le temps, seuls les shamans étaient autorisés à pratiquer cet art. L’emplacement du tatouage sur le corps avait aussi son importance. Avant de se faire tatouer, la personne concernée devait observer une longue période de purification et d’abstinence sexuelle.

    Le fait de se faire marquer de façon indélébile annonçait l’accomplissement de rituels sociaux importants, tels que le passage de l’enfance à la puberté, le mariage, etc. Généralement, les hommes se faisaient tatouer très tôt, entre 11 et 12 ans. En revanche, il fallait attendre plusieurs dizaines d’années pour qu’ils puissent compléter leur panoplie, les tatouages représentant des moments forts de leur existence.

    Plus un homme était tatoué, plus son prestige était grand, contrairement à ceux qui n’en avaient pas et étaient méprisés.

    Chez les femmes, le tatouage était plutôt destiné à séduire.

    Les jeunes filles étaient marquées dès l’âge de 8 ans afin d’avoir déjà des tatouages à la puberté et être en mesure d’attirer l’attention des hommes. Il était obligatoire pour une femme de se faire tatouer la main droite dès ses 12 ans afin de pouvoir préparer la nourriture et la consommer avec les autres membres de la communauté.

    Les mains et les doigts étaient donc recouverts de motifs particulièrement fins et travaillés. D’autres parties du corps pouvaient être marquées telles que : les oreilles, le contour des lèvres, les bras, les épaules et le bas du dos. Seules les femmes de haut rang avaient le droit d’avoir des tatouages sur les jambes. En revanche, toutes celles qui refusaient cet ornement étaient considérées comme laides et repoussantes.

    La technique de marquage et la signification des emplacements et des motifs

    Traditionnellement, le tatouage polynésien était réalisé à l’aide d’un peigne fait de dents de requin, d’os ou d’écailles de tortue fixée à un manche en bois. Le peigne était trempé dans une encre à base de charbon de noix de bancoulier et elle était diluée dans de l’huile de coco ou de l’eau.

    Pour tatouer, de simples marques faisaient office de lignes directrices. Pour faire pénétrer l’encre sous la peau, le peigne était frappé avec un burin pour que les dents transpercent la chair. Cette technique de tatouage était extrêmement douloureuse, à tel point que le shaman devait être aidé par des membres de la tribu pour tenir le tatoué et tendre sa peau. Leurs rôles étaient également de chanter et de danser au son des tambours, flûtes et autres instruments traditionnels pour apaiser sa souffrance.

    Outils traditionnels pour la réalisation des tatouages polynésiens / Source : Tahiti info & Tahiti Tourisme

    Les séances de tatouage étaient très longues et duraient jusqu’à la tombée de la nuit ou jusqu’à ce que l’homme ne puisse plus supporter la douleur.

    Si le tatouage n’était pas fini, le rite reprenait le lendemain et ainsi de suite, à moins que la peau enflammée nécessite quelques jours pour guérir. Lors de chaque cérémonie de marquage, les esprits étaient invoqués et les dieux du tatouage Mata Mata Arahu et Tu Ra’i Po, étaient présents sous la forme de sculpture de bois, pour rendre le tatouage parfait.

    Le processus pouvait durer plusieurs mois et lorsqu’il était terminé, la peau devait être lavée à l’eau salée et massée pour éviter les infections et éliminer les impuretés. Par la suite, la famille du tatoué l’aidait à célébrer sa nouvelle vie et participait au processus de guérison en l’aidant dans les tâches du quotidien, car la douleur était telle, qu’il était difficile de marcher ou de s’asseoir. Il fallait attendre environ 6 mois pour voir les premiers motifs apparaître sur la peau et compter près d’un an pour une cicatrisation complète.

    En 1986, le ministère de la Santé a interdit la pratique du tatouage avec des outils traditionnels à cause des problèmes liés à la stérilisation des objets et les graves infections que cela pouvait engendrer.

    La signification de l’emplacement

    La place du tatouage sur le corps joue un rôle important dans la culture polynésienne. Chaque partie du corps est liée à une signification bien spécifique.

    Le haut et le bas du corps sont considérés comme un lien entre la terre et le ciel : la partie supérieure est liée au ciel (Rangi) et la partie inférieure est liée à la terre (Papa). La légende raconte que le corps humain est considéré comme un lien entre Rangi et Papa et que la quête de l’homme serait de retrouver cette union.

    Les bras font référence à la généalogie, le dos au passé, et l’abdomen au futur.

    Pour ce qui est du genre, la droite est associée aux hommes et la gauche aux femmes.

    On répertorie 7 emplacements :

    1. La tête
    2. Le tronc supérieur
    3. Le tronc inférieur
    4. Le haut des bras et les épaules
    5. Les avant-bras et les mains
    6. Les jambes et les pieds
    7. Les articulations

    La signification des motifs

    Si l’emplacement des tatouages à une signification particulière, le motif a également son importance. On trouve des animaux, des objets, des éléments naturels, etc.

    13 motifs répertoriés sont très fréquemment tatoués :

    • Le Tiki
    Le tiki / Source : tatoo-tatouage.com
    • La tortue
    La tortue / Source : stockphoto
    • La carapace de tortue« 
    phoLa carapace de tortue / Source : stocto
    • La croix marquise
    • Le soleil
    La croix marquise / Source : stockphoto  / Le soleil / Source : stockphoto
    La croix marquise / Source : stockphoto / Le soleil / Source : stockphoto

    • L’Océan
    L’océan / Source : stockphoto
    • La dent de requin
    La dent de requin / Source : stockphoto
    • Le lézard ou le gecko
    Le lézard ou le gecko / Source : stockphoto
    • Les pointes de lances
    Les pointes de lances / Source : stockphoto
    • Enata
    Enata (figures humaines) / Source : tatoo-tatouage.com
    • La raie manta
    • Le dauphin
    La raie manta et le dauphin / Source : stockphoto
    • Le poisson

    Aujourd’hui, le tatouage polynésien a conquis le monde et bien que les techniques se soient modernisées, le savoir-faire ancestral est resté intact. Désormais, de nombreux tatoueurs utilisent la méthode du travail au point, appelée « dotwork ». Elle est la représentation contemporaine du mode d’encrage traditionnel. Maintenant vous le savez, le tatouage tribal c’est une histoire pleine de sens, des motifs intemporels et un marquage unique, impossible à copier, qui vous appartiendra pour l’éternité.

    Le poisson / Source : dreamstime.com

  • Tahiti, le rêve ultime !

    Tahiti, le rêve ultime !

    Qui ne rêve pas de Tahiti ?

    A la question, quel est votre rêve ?

    Beaucoup vous répondront Tahiti.

    Tahiti est devenu le mot générique pour la Polynésie comme la Hollande l’est pour les Pays Bas…Mais bon, on ne parle pas du même pays…J’aime bien la Hollande mais elle ne me fait pas rêver comme la Polynésie Française !

    La consécration

    Enfin le rêve s’est concrétisé et nous nous envolons pour Tahiti… Le plus éprouvant, c’est le voyage très long et l’accueil chaleureux des policiers à Los Angeles.  Je plaisante évidemment : de vraies portes de prison ces américains ! Bon passons, nous arrivons à Tahiti avec un décalage horaire de 11 heures mais comme c’est dans le bon sens, nous passons une très bonne nuit et dès 8h le lendemain, frais et dispos nous sommes prêts pour partir à la découverte de l’ile en 4×4.

    Tahiti le rêve ultime

    Quand vous lisez les forums de voyageurs (parce que vous y avez passer des heures pour que votre séjour se déroule sous les meilleurs auspices), vous n’avez presque pas envie de visiter Tahiti : « ça ne vaut pas le coup par rapport aux autres iles, n’y restez pas sinon vous allez perdre votre temps qui est précieux… » (on le comprend un peu plus tard quand on est sur place, le porte-monnaie ayant singulièrement tendance à rétrécir à la vitesse supersonique) Mais vous n’allez pas vous arrêter à ça. Vous, vous voulez découvrir l’ile de Tahiti et bien vous vous en féliciterez encore des années plus tard de ne pas avoir mis de côté cette superbe île !

    Voici notre sympathique chauffeur qui vient nous chercher avec un grand sourire et son accent si adorable. Nous serons les seuls voyageurs, sauf la belle-soeur et son petit gars qu’il aura embarqués également en nous ayant demandé, toutefois,  notre accord. Nous grimpons sur les hauteurs, l’ile est fantastique, nous admirerons une très belle cascade, verrons des anguilles à oreilles très étonnantes, un monument sacré de l’ancienne religion et discuterons avec la belle-soeur et notre chauffeur, des gens extraordinairement chaleureux. Bienvenue à Tahiti !

    COLLECTIONS PACIFIQUE
  • 5 Traditions Polynésiennes

    5 Traditions Polynésiennes

    Les îles polynésiennes sont vraiment magnifiques.

    La beauté naturelle de la région est vivifiante et la culture de ses habitants est à la fois inspirante et rafraîchissante.

    Pendant des centaines d’années, les îles polynésiennes ont représenté la paix, l’harmonie et la beauté pour le reste du monde. Le fait que cette culture ait pu conserver sa nature généreuse et aimante malgré tant de difficultés et d’épreuves au fil des ans témoigne de sa force intrinsèque.

    La culture occidentale dominante peut être source de division, de stress et d’égoïsme tandis que dans ces Îles lointaines les comportements sont axés sur l‘entre aide , le Partage , Le service et le don de soi

    Au risque de prôner une appropriation culturelle, je pense que nous pourrions collectivement beaucoup apprendre des principes de base de la culture polynésienne traditionnelle.

    Leur adoption pourrait nous permettre de nous recentrer et de fournir une base sur laquelle nous pourrions construire un avenir plus durable.

    Voilà 5 Traditions qui caractérisent la Polynésie

    Le Respect de l’environnement

    Certaines personnes considèrent les îles de la Polynésie comme un paradis tropical stéréotypé, débordant d’une abondance de ressources naturelles. Par contre, ce n’est pas toujours le cas.

    De nombreuses îles, bien que belles, ne sont pas naturellement dotées des ressources nécessaires pour leur permettre de vivre décemment.

    Les résidents des différentes îles qui composent la Polynésie ont appris à vivre de la terre et à la préserver. Alors qu’une grande partie du monde a considéré ses ressources naturelles comme des biens à consommer, la population des îles polynésiennes a appris à respecter les dons de la terre et, grâce à ses efforts pour la protection de son environnement, elle a la chance de vivre dans l’une des régions la plus belle et impressionnante du monde entier.

    L’Art

    Dans la culture polynésienne, on croit que l’art détient le pouvoir spirituel. À travers l’art, les Polynésiens expriment leurs croyances, leurs passions et leur spiritualité.

    Que ce soit par le biais du dessin, de la danse, de la sculpture ou de toute autre forme d’art qu’ils pratiquent, les Polynésiens s’expriment de manière constructive en communiquant la beauté de leur culture à d’autres.

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    La Famille

    La famille occupe une place centrale dans la culture Polynésienne.

    Tout semble être une affaire de famille

    Cet accent mis sur la famille est le moyen idéal d’aider ceux que nous aimons à progresser et à s’améliorer tout en nous rappelant et en honorant notre patrimoine.

    Nous ne pouvons peut-être pas tous vivre ou travailler ensemble, mais nous pouvons imiter ces valeurs en passant du temps avec les membres de notre famille et en nous célébrant les uns les autres. lorsque les familles sont fortes, les individus sont forts et aussi épanouis.

    Le Sens de l’honneur et l’Héritage

    Nous venons tous de quelque part. Lorsque nous restons concentrés sur notre famille, nous pouvons apprendre de ceux qui nous ont précédés et travailler pour laisser un héritage positif pour l’avenir.

    Lorsque nous comprenons comment nos vies s’intègrent dans le contexte plus large du patrimoine familial et culturel, nous nous rapprochons de la connaissance de nous-mêmes. Nous apprenons à comprendre à quel point notre famille est grande. Nous commençons à voir les liens qui nous unissent tous.

    Les Polynésiens ont bien appris cette leçon – c’est ce qui contribue à rendre leurs communautés si proches. C’est ce lien qui leur permet de développer une attitude de service entre chaque personne et leur voisin.

    La Bonne Humeur et le Sens du Service

    Cette communauté soudée, bâtie sur une compréhension du patrimoine partagé, favorise une attitude de service dans les communautés.

    Dans la culture polynésienne traditionnelle, le statut n’est pas déterminé par le nombre de biens qu’on possède, mais par la contribution qu’on accorde aux autres.

    Il est devenu une tradition dans la région de toujours rendre la pareille lorsqu’un cadeau est offert. Les gens ont appris que le meilleur moyen de s’épanouir en tant que communauté consiste à se rendre service les uns aux autres – ils ont créé une société axée sur l’aide mutuelle.

    Cette attitude généreuse se manifeste dans toutes les facettes de la vie polynésienne.

    Bien que chaque île ait sa propre culture, les points communs qui les caractérisent – Famille, Service, Respect de la Terre et des gens qui vous entourent


  • Tatouage Facial des Femmes Maories

    Tatouage Facial des Femmes Maories

    Dans le Pacifique et Principalement en Nouvelle Zélande, les Femmes arborent un tatouage traditionnel au menton, appelé le moko kauae, considéré comme étant la manifestation physique de leur véritable identité.

    En 2016 Nanaia Mahuta est devenue la Toute première parlementaire à recevoir un Moko Kauae
    Elle a marqué l’histoire de son empreinte car grâce à elle , cette tradition ancestrale a fait son apparition dans l’hémicycle politique et elle a permis à de nombreuses femmes de prendre conscience de leur identité Maorie .

    Nanaia Mahuta : Photo Kina Sai

    Selon La légende , Chaque Femme garde près de son coeur , le Moko kauae.

    Selon ses déclarations: « Il y a eu un grand nombre d’étapes importantes dans ma vie, et je suis arrivée à un moment où je suis prête à déclarer clairement qui je suis et d’où je viens. Je me sens incroyablement sereine depuis que je l’ai fait »

    Comme un Symbole de Renaissance , son tatouage symbolise son appartenance à sa tribu : Ngāti Maniapoto

    Le tatouage facial et corporel maori est connu sous le nom de Tā moko. Il s’agit d’une forme d’art ancienne qui puise son origine dans l’ouest de la Polynésie.

    Les motifs complexes sont ciselés dans la peau à l’aide d’un outil appelé « uhi » ; l’encre est ensuite introduite dans les traits incisés. Tā moko symbolise l’héritage familial et le statut social – le receveur visiterait un monde spirituel où vivent ses ancêtres avant de revenir en tant que nouvelle personne.

    Mais, à partir de 1840, à cause de l’afflux des colons anglais, les Maoris furent expulsés de leurs terres et l’assimilation débuta. Des lois coloniales furent adoptées afin de bannir les tohunga – les experts maoris – et les enfants risquaient le fouet s’ils parlaient le maori à l’école. Dans les années 1970, la tradition du moko s’était éteinte. Seule une poignée de femmes âgées portait encore le moko, mais désormais, le tatouage facial avait une connotation négative, souvent associé aux gangs et au crime.

    Les choses commencèrent à changer dans les années 1980, avec des politiques de revitalisation de la langue et la culture maories. Ces dernières années, cette pratique ancienne a connu un regain de popularité auprès des femmes maories, jeunes comme âgées. Pip Hartley, 33 ans, tatoueuse spécialiste du Tā moko, fait partie d’une nouvelle génération de Maories qui fait progresser cette forme d’art. À l’âge de 18 ans, elle a commencé à voyager dans des régions isolées du pays afin d’en apprendre plus sur cet art ancien, avant d’ouvrir son salon de tatouage à Auckland, Karanga Ink.

    Le processus de réalisation du moko est profondément personnel, explique-t-elle à VICE. « Je préfère dessiner directement sur la personne, car c’est un échange de wairua [d’énergie]. Pour beaucoup de gens, il s’agit d’une expérience transformatrice. À chaque fois qu’ils se regardent dans un miroir, ils se rappellent ce qu’ils ont accompli et savent que leurs tupuna [ancêtres] assurent leurs arrières. »

    Selon Pip, lorsqu’une femme est prête à recevoir son moko kauae, elle entend une petite voix intérieure. « Elle est appelée à représenter sa culture, à s’y engager et à établir une connexion plus profonde avec ses ancêtres. D’aucuns froncent les sourcils – ils ne comprennent pas – mais je pense que c’est une chose à laquelle ces wahine [femmes] sont préparées. J’ai hâte de recevoir le mien. »

    Jude Hoani. Photo : Stephen Langdon

    Jude Hoani, tisserande, a reçu son moko l’année dernière. Il lui a permis de définir qui elle est. « Mon visage peut se fondre dans beaucoup de cultures, dit-elle. Le moko me permet de montrer à quelle communauté j’appartiens dans ce pays. Il m’a fallu 20 ans pour sauter le pas. »

    Jude a d’abord abordé le sujet avec son défunt mari. « Il n’était pas d’accord. Je lui ai expliqué que ce n’était pas son problème, qu’il n’avait pas sa place dans le processus de décision et qu’il devait le comprendre. » Son cousin, Gordon Toi, célèbre tatoueur de tā moko, taquinait Jude, lui disant : « J’ai un siège pour toi à ma table. »

    Jude explique que son tatouage, réalisé en une demi-heure à l’aide d’un pistolet ordinaire, n’a pas été douloureux. « C’était juste désagréable. J’ai mordu dans une orange, et c’était fini. » Le dessin sur son menton est un ruru [hibou] stylisé. Selon la tradition maorie, le ruru est le kaitiaki (le gardien) du menton. Son moko comporte également des motifs propres à sa tribu, Ngāpuhi.

    Depuis qu’elle a reçu son moko, Jude se sent plus visible. « Beaucoup d’habitants de ma ville, qui ne m’avaient jamais adressé la parole, ont commencé à me parler. Ils me voient enfin, ils me regardent, regardent mon visage, me regardent dans les yeux. »

    « Je parlais à une Pākehā [une Néo-Zélandaise blanche], une amie à moi qui a dans les soixante-dix ans, ajoute Judd. Elle me disait qu’elle allait de moins en moins en ville, parce qu’à chaque fois, elle est ignorée. Elle est persuadée que c’est à cause de son âge. Maintenant que j’ai ce moko, cela ne m’arrive plus. Je ne suis plus invisible. »

    Benita Tahuri. Photo : Stephen Langdon

    Benita Tahuri, 48 ans, a passé la moitié de sa vie à envisager de se faire un moko. « Au fond, j’ai toujours su que j’en voulais un, et après avoir vécu beaucoup de changements et de défis dans ma vie, j’ai su que c’était la bonne chose à faire », déclare-t-elle.

    « Pour moi, c’était une question de guérison, de réflexion, d’émancipation et d’identité. Ce n’était pas une pensée consciente – la manifestation physique du moko représente la fin d’un parcours. »

    « Certains pensent que tout le monde ne peut pas s’en faire un, qu’il faut le mériter, explique Benita. Mais moi, je crois que si vous êtes maorie, c’est votre droit de naissance. Personne ne peut vous empêcher de le faire. C’était quelque chose de normal qui est devenu anormal. Nous avons dû nous battre pour nous réapproprier notre culture, nous ne devrions pas ériger de barrières. »

    Benita vient des tribus Ngāti Kahungunu et Tūhoe. Elle a grandi dans la petite ville de Wairoa, sur l’Île du nord de la Nouvelle-Zélande. Le pub local avait une règle tacite : les Maoris dans le fond du bar, les Pākehā [les Blancs] à l’avant. Personne ne parlait maori en public. Elle a emménagé en ville et a envoyé ses enfants dans des écoles maories. Aujourd’hui, ses filles Honey (23 ans) et Anahera (25 ans) ont leur propre moko.

    « Je voulais que [le moko] soit la normalité pour elles, explique-t-elle. Pour moi, ça a été un long processus. Vous savez, vous ne pouvez pas vous contenter de le cacher, comme si vous aviez un tatouage et que vous pouviez le recouvrir avec votre t-shirt. Vous l’avez pour la vie. C’est un engagement envers vous-même et votre identité. »

    « Cela signifie : « Voilà qui je suis ». »

    Benita avec ses filles Honey et Anahera. Photo : Stephen Langdon

    Lorsque l’aiguille a transpercé la peau de Drina Paratene, elle n’a rien ressenti, mis à part un sentiment de paix. « Je m’étais préparée mentalement, déclare cette femme de 52 ans. Nous avons dit nos karakia [prières] avant de commencer. Je m’attendais à beaucoup de douleur, je n’en ai pas ressenti la moindre. »

    Allongée sur le sol de chez elle, Drina a reçu son moko de la part de Pip Hartley. Pip a utilisé l’outil traditionnel, le uhi, qui, à l’ère pré-coloniale, était un burin fait en os et plongé dans un pigment, utilisé pour couper la peau. Pip a utilisé une aiguille dans son uhi et a inséré l’encre manuellement dans la peau de Drina, selon la technique traditionnelle.

    « Je voulais qu’elle utilise le [uhi] car il nous connecte à nos ancêtres et à leurs expériences, déclare Drina, professeure de maori. Je me suis dit que ça allait empirer, mais après six heures, il n’y avait toujours pas de douleur. »

    Drina Paratene. Photo : Stephen Langdon

    Drina était membre de Kōhanga Reo, un mouvement politique déterminé à faire revivre la langue maorie au début des années 1980. « Je voulais faire partie d’un groupe de femmes qui portent le moko kauae afin de raviver ce tikanga [coutume] », déclare-t-elle. Le moko de Drina symbolise les trois valeurs qui lui paraissent essentielles pour mener une vie significative : la première est le tika [l’honnêteté et l’intégrité] ; la seconde est le pono [la croyance en un ordre spirituel supérieur] ; et la troisième est l’aroha [l’amour].

    « Je voulais enseigner ces valeurs à mes enfants et mes petits-enfants, explique-t-elle. Mon moko délivre un message, celui de vivre une vie utile. »

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    Source: Vice.com


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