Auteur/autrice : Culturiles

  • Grandes fêtes religieuses à l’Île Maurice : focus sur le Thaipoosam Cavadee

    Grandes fêtes religieuses à l’Île Maurice : focus sur le Thaipoosam Cavadee

    L’Île Maurice, joyau multiculturel de l’océan Indien, est célèbre pour sa diversité religieuse et culturelle. Les grandes fêtes religieuses y occupent une place centrale, mêlant spiritualité, tradition et convivialité. Parmi elles, le Thaipoosam Cavadee se distingue par son intensité et sa richesse symbolique, attirant fidèles et visiteurs chaque année.


    Maurice est un véritable creuset de cultures et de religions. Les célébrations religieuses rythment la vie des Mauriciens et témoignent de l’harmonie entre les différentes communautés. Parmi les fêtes principales :

    Hindoues

    • Thaipoosam Cavadee : dévotion et pénitence au dieu Muruga.
    • Maha Shivaratri : hommage au dieu Shiva avec veillées et prières nocturnes.
    • Diwali : fête des lumières célébrant la victoire du bien sur le mal.

    Chrétiennes

    • Noël : rassemblements familiaux et messes dans les églises.
    • Pâques : célébrations religieuses et traditions locales, incluant les processions.

    Musulmanes

    • Eid ul-Fitr : fin du Ramadan avec prières et festivités.
    • Eid ul-Adha : fête du sacrifice avec repas communautaires et dons aux plus démunis.

    Bouddhistes

    • Vesak : commémoration de la naissance, de l’illumination et du décès de Bouddha.

    Ces fêtes sont bien plus que des événements religieux : elles renforcent le lien social, valorisent le patrimoine culturel et attirent de nombreux touristes chaque année.


    2.1 Origine et signification

    Le Thaipoosam Cavadee trouve ses racines dans l’hindouisme tamoul. Il est dédié à Muruga, dieu de la guerre et de la sagesse. La fête symbolise la purification, la pénitence et l’accomplissement de vœux. Les fidèles portent des Cavadees, structures décorées qu’ils transportent lors de processions, en signe de dévotion et d’humilité.


    2.2 Les rituels et pratiques

    Le Thaipoosam Cavadee est célèbre pour ses rituels intenses :

    • Port du Cavadee : une structure souvent ornée de fleurs et de symboles religieux, portée sur les épaules.
    • Mortifications volontaires : certains fidèles se percent la peau avec des aiguilles ou des crochets pour expier leurs fautes ou honorer une promesse.
    • Chants et prières : tout au long du pèlerinage, les fidèles chantent des mantras et récitent des prières pour Muruga.

    Ces pratiques reflètent une profonde spiritualité et un engagement personnel envers le divin.


    2.3 L’événement à Maurice

    À Maurice, le Thaipoosam Cavadee se déroule généralement en janvier ou février, selon le calendrier hindou. Les lieux emblématiques incluent :

    • Temple de Grand-Baie
    • Temple de Triolet
    • Temple de Mission

    Des milliers de fidèles participent aux processions, créant une atmosphère vibrante de couleur, de musique et de dévotion. Les visiteurs peuvent admirer la ferveur religieuse tout en respectant les coutumes locales.

    Crédit : Mandala Moris

    2.4 Symbolisme et importance

    Le Thaipoosam Cavadee est plus qu’une simple fête religieuse :

    • Spiritualité et dévotion : il permet aux fidèles de se purifier et de renforcer leur foi.
    • Cohésion communautaire : la préparation et la participation à la fête rassemblent toute une communauté.
    • Patrimoine culturel et tourisme : c’est une attraction majeure pour les touristes curieux de découvrir les traditions mauriciennes.

    Pour vivre pleinement cette fête, il est important de respecter certaines règles :

    • Vêtements appropriés : modestes et confortables, respectant les traditions religieuses.
    • Respect des rituels : ne pas toucher les Cavadees ni interrompre les processions.
    • Immersion culturelle : écouter les chants, observer les décorations, photographier avec discrétion.

    Les visiteurs peuvent également prolonger leur découverte de la culture hindoue en assistant à d’autres fêtes comme Maha Shivaratri ou Diwali.


    Les célébrations religieuses à Maurice illustrent parfaitement la richesse et la diversité culturelle de l’île. Elles :

    • Témoignent de la coexistence harmonieuse des différentes communautés.
    • Renforcent le lien social et familial.
    • Contribuent au tourisme culturel, en attirant des visiteurs à la recherche d’authenticité et d’expériences uniques.

    Chaque fête est une occasion de célébrer l’histoire, les traditions et les valeurs mauriciennes.


    Conclusion

    Le Thaipoosam Cavadee, à l’instar des autres grandes fêtes religieuses de Maurice, est un symbole vivant de spiritualité, de tradition et d’unité. Assister à cette fête, c’est plonger au cœur de la culture mauricienne, admirer la ferveur des fidèles et comprendre l’importance des rituels dans la vie quotidienne.

    Maurice n’est pas seulement une île de plages paradisiaques : c’est un carrefour culturel où les traditions religieuses continuent de rayonner et d’enrichir l’expérience des habitants et des visiteurs.


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  • 7 choses que vous ignorez à propos de Bora Bora

    7 choses que vous ignorez à propos de Bora Bora

    Souvent décrite comme l’une des plus belles îles du monde, Bora Bora regorge pourtant d’histoires méconnues. Derrière ses eaux turquoise légendaires, se cache un passé fascinant mêlant guerres, légendes ancestrales, traditions polynésiennes et découvertes européennes.
    Voici 7 choses surprenantes que vous ignoriez certainement à propos de Bora Bora.


    Avant l’arrivée des Européens, Bora Bora se nommait “Vavau”, puis Pora Pora, qui signifie « Premier né » en tahitien.

    Selon la légende, l’île serait la première à être sortie de l’eau, ramenée des profondeurs du Pacifique par le dieu suprême Taaroa.

    Lorsque James Cook arrive en 1769 puis en 1777, il comprend mal la prononciation tahitienne.
    Il retranscrit Pora Pora en Bola Bola
    Puis, par déformation linguistique, le nom devint Bora Bora, alors même que le B n’existe pas en tahitien !


    Le premier navigateur européen à apercevoir l’île est Jakob Roggeveen, un Hollandais envoyé par la Compagnie néerlandaise des Indes Occidentales pour trouver la Terra Australis.

    Quelques décennies plus tard, James Cook confirme sa présence sur les cartes et y débarque en 1777.
    L’histoire moderne de Bora Bora commence alors réellement.


    Entre juillet et octobre, les baleines à bosse quittent les eaux glacées de l’Antarctique pour se reproduire en Polynésie.
    Autour de Bora Bora – et parfois directement dans le lagon – on peut observer :

    • des femelles et leurs baleineaux
    • des jeux, sauts et chants sous-marins
    • des rencontres palmes-masque-tuba lorsque les conditions sont parfaites

    Le lagon, espace protégé, devient un refuge idéal pour les jeunes baleines menacées par les prédateurs.
    Il arrive aussi que des orques soient observées à proximité, attirées par les baleineaux.


    En tahitien, la lettre B n’existe pas.

    Les habitants appellent toujours leur île :
    ???? Pora Pora, « l’île née en premier ».

    Entendre ce nom authentique est souvent l’un des premiers contrastes culturels vécus par les voyageurs.


    Autour de l’île centrale se trouvent plusieurs motu (îlots), tous plus beaux les uns que les autres. Parmi les plus connus :

    • Motu Tapu
    • Motu Ahuna
    • Motu Tevairoa
    • Motu Tane
    • Motu Mute
    • Motu Tufari
    • Motu Pitiaau
    • Sofitel Motu
    • Motu Toopua
    • Motu Toopuaiti

    Chacun possède sa propre personnalité : sable blanc, végétation dense, hôtels, ou nature sauvage.


    Après l’attaque de Pearl Harbor, les États-Unis cherchent une base stratégique dans le Pacifique pour protéger l’Australie.
    Ils choisissent Bora Bora, pour sa position et son lagon naturel.

    ➤ L’opération Bobcat en chiffres :

    • 4 450 soldats et 180 officiers débarquent en 1942
    • Construction d’une piste d’atterrissage, de quais, d’une centrale, de routes et d’une base d’hydravions
    • Installation de batteries de canons dans les points hauts
    • 20 000 soldats passent par Bora Bora jusqu’en 1946
    • 1 200 navires ravitaillés

    Plus étonnant encore :
    Lors de leur départ, les Américains jettent une partie de leur matériel… dans le lagon.
    Encore aujourd’hui, des munitions sont retrouvées, nécessitant des missions régulières de déminage.


    Sa beauté n’a pas échappé aux productions internationales. Bora Bora a été le lieu de tournage :

    ???? L’Incroyable Famille Kardashian
    ???? Thérapie de Couples (avec Jean Reno !)

    Clairvoyant, Cook n’aurait sans doute jamais imaginé que l’île deviendrait un jour un décor de films et de téléréalité mondialement connue.


    Dès l’arrivée à l’aéroport, il est courant de recevoir une fleur.
    Mais attention à sa signification culturelle :

    • Oreille gauche : vous êtes en couple
    • Oreille droite : vous êtes célibataire
    • Deux oreilles : vous êtes marié(e)… mais disponible !

    Un code discret mais encore largement utilisé.


    Derrière ses paysages de carte postale, Bora Bora dévoile :

    • des légendes étonnantes
    • une histoire militaire méconnue
    • une culture encore vivante
    • une nature unique au monde

    Une île paradisiaque, certes, mais aussi un territoire profond, chargé d’histoires et d’âme.


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  • Musique et Spiritualité : Les Tambours Tamouls au Cœur des Traditions Martiniquaises

    Musique et Spiritualité : Les Tambours Tamouls au Cœur des Traditions Martiniquaises

    Musique et Spiritualité : Les Tambours Tamouls au Cœur des Traditions 

    La Martinique, riche de son histoire et de sa diversité culturelle, abrite des traditions musicales qui plongent leurs racines dans des héritages multiples. Parmi elles, la musique tamoule, portée par les rythmes profonds des tambours sacrés, occupe une place singulière.

    Ces instruments, souvent associés aux cérémonies religieuses, témoignent d’un mélange unique de spiritualité et d’identité culturelle.

    Cet article explore le rôle de ces tambours tamouls, leur origine, leur importance dans les rituels et leur évolution dans le cadre martiniquais.


    Une diaspora méconnue

    L’arrivée des Tamouls en Martinique remonte à la seconde moitié du XIXᵉ siècle, période marquée par l’abolition de l’esclavage en 1848. Les planteurs, confrontés à une pénurie de main-d’œuvre, se tournèrent vers l’Inde pour recruter des travailleurs engagés. Ces migrants, majoritairement originaires du sud de l’Inde, emportèrent avec eux leurs croyances, leurs rituels et leurs instruments de musique, notamment les tambours tamouls, tels que le mridangam, le thavil et le parai.

    Dates clés :

    • 1853 : Arrivée des premiers travailleurs engagés tamouls en Martinique.
    • 1855 : Introduction des premiers rituels tamouls intégrant les tambours dans les plantations.
    • 1900 : Les tambours commencent à se mêler aux sonorités créoles dans les fêtes locales.

    Le tambour, un pont entre les mondes

    Dans la culture tamoul, le tambour ne se limite pas à un simple instrument musical. Il est un outil spirituel, un lien entre le monde des vivants et celui des divinités. En Martinique, ces tambours ont été adaptés aux pratiques locales, fusionnant avec les sonorités créoles et participant à la naissance d’une identité musicale unique.


    Instruments sacrés et matériaux

    Les tambours tamouls se distinguent par leur fabrication minutieuse. Traditionnellement, ils sont conçus à partir de matériaux naturels : bois de manguier pour le corps, peaux animales pour les membranes, et cordages faits à la main. Chaque détail a une signification spirituelle, le tambour devenant ainsi un objet sacré utilisé dans les cérémonies religieuses, notamment lors des rites de sacrifice et des offrandes aux dieux hindous.

    Symbolisme et spiritualité

    Dans la tradition tamoule, le tambour incarne la voix des dieux. Lorsqu’il résonne, il invoque les divinités, purifie l’espace et guide les fidèles dans leur dévotion. En Martinique, ce rôle a été préservé et adapté, les tambours étant désormais associés à des pratiques syncrétiques mêlant hindouisme, catholicisme et spiritualité créole.


    Les cérémonies tamoules traditionnelles

    Les communautés tamoules de la Martinique perpétuent des pratiques religieuses ancestrales, où le tambour joue un rôle central. Lors des cérémonies telles que le Kavadi Attam ou le Mariage des Dieux, les tambours rythment les prières, les danses et les processions. Ces événements sont l’occasion pour les communautés de se rassembler et de célébrer leur héritage spirituel.

    Fusion avec les traditions créoles

    En Martinique, les tambours tamouls ont progressivement intégré les pratiques culturelles locales. Ils se retrouvent dans des célébrations mêlant croyances hindoues et créoles, comme les fêtes patronales ou les carnavals martiniquais. Ces interactions témoignent de la richesse du métissage culturel de l’île.

    Références d’œuvres et événements clés :

    • Le documentaire « Tambours et traditions : L’héritage tamoul en Martinique » (1998) explore ces rituels.
    • La pièce de théâtre « Voix des Dieux » (2007) met en scène l’impact des tambours tamouls dans la spiritualité locale.
    • L’ouvrage « Musique et syncrétisme en Martinique » (2015) par Jacques Girard détaille l’évolution des traditions musicales.

    L’impact de la modernité

    Avec le temps, la transmission des pratiques liées aux tambours tamouls a été menacée par la modernité et l’assimilation culturelle. Cependant, des efforts constants sont déployés pour préserver cet héritage unique. Des écoles de musique et des groupes culturels martiniquais enseignent aux jeunes générations l’art de jouer du tambour tamoul, tout en valorisant son importance historique et spirituelle.

    Les tambours tamouls sur la scène internationale

    Aujourd’hui, les tambours tamouls de la Martinique ne se limitent plus aux rituels locaux. Ils trouvent une place sur la scène musicale internationale, où des artistes fusionnent ces rythmes traditionnels avec des genres modernes tels que le jazz, le reggae et la world music. Cette reconnaissance témoigne de l’universalité et de la puissance émotionnelle de ces instruments.


    Le chant des ancêtres

    Selon les anciens, le son du tambour tamoul réveille les esprits des ancêtres et invite les dieux à bénir la communauté. Un joueur de tambour, interrogé lors d’un rituel à Fort-de-France, explique : « Chaque coup de tambour raconte une histoire. C’est une conversation avec les dieux, un dialogue avec l’invisible. »

    Une tradition vivante

    Malgré les défis, les tambours tamouls continuent de vibrer en Martinique, symboles de résistance culturelle et de fierté identitaire. Ils rappellent aux Martiniquais leurs racines, tout en les invitant à célébrer leur diversité.


    Les tambours tamouls, véritables trésors culturels, incarnent à la fois l’histoire complexe de la colonisation et la richesse du métissage en Martinique. Ces instruments, porteurs d’une spiritualité profonde, relient le passé au présent, les traditions ancestrales à la modernité.

    En les découvrant, on plonge dans l’âme d’une île où la musique et la spiritualité s’entrelacent pour créer une identité unique et envoûtante.

    Hashtags :

    #TamboursTamouls #CultureMartiniquaise #Spiritualité #TraditionsTamoules #Martinique


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  • La Route du Thé à l’Île Maurice : Un Voyage Sensoriel à travers l’Histoire des Plantations

    La Route du Thé à l’Île Maurice : Un Voyage Sensoriel à travers l’Histoire des Plantations

    La Route du Thé à l’Île Maurice : Un Voyage Sensoriel à travers l’Histoire des Plantations

    Introduction
    Il y a rien de plus gratifiant et savoureux qu’une bonne tasse de thé tout en profitant d’un cadre naturel exceptionnel. ☕


    La délicatesse d’une tasse de thé ne connaît pas de frontières, et sur l’île magique de Maurice, la culture du thé a une histoire fascinante à raconter.


    Suivez-nous le long de La Route du Thé, un itinéraire unique qui vous mène à la découverte de trois domaines emblématiques : le Domaine des Aubineaux, Bois Chéri et Saint Aubin.


    Le périple commence au Domaine des Aubineaux, un lieu chargé d’histoire situé dans les hauteurs de l’île.
    Ce domaine colonial, datant du XIXᵉ siècle, abrite aujourd’hui un musée du thé retraçant l’évolution de la culture et de la production du thé à Maurice.
    Les visiteurs peuvent y admirer les anciennes machines de fabrication, les photos d’époque et les bâtiments coloniaux magnifiquement conservés.
    Une promenade dans les jardins fleuris complète cette immersion dans l’histoire d’un patrimoine agricole et culturel unique.


    Deuxième étape de La Route du Thé : Bois Chéri, la plus ancienne et la plus grande plantation de thé de l’île.
    Les collines verdoyantes offrent un panorama spectaculaire sur les champs de théiers à perte de vue.
    Les visiteurs peuvent participer à une visite guidée de la manufacture, pour découvrir toutes les étapes de la transformation du thé : de la cueillette des feuilles à la dégustation finale.

    Dégustation et vue panoramique
    Le circuit se termine par une dégustation de thés parfumés dans un pavillon offrant une vue exceptionnelle sur le sud de l’île — un moment suspendu entre nature et traditions.


    Dernière étape : le Domaine de Saint Aubin, un lieu où thé, sucre et épices s’entrelacent harmonieusement.
    Le jardin d’épices invite à une expérience sensorielle : la vanille, la cannelle, le curcuma et le poivre embaument l’air.
    Une dégustation de thé accompagnée de ces arômes tropicaux clôture ce voyage gustatif, éveillant les sens et les émotions.


    La Route du Thé à l’Île Maurice est bien plus qu’un circuit pour les touristes.
    C’est une plongée dans l’histoire coloniale, la culture agricole et le savoir-faire mauricien.
    Entre les panoramas verdoyants, les senteurs épicées et les dégustations raffinées, chaque visiteur repart avec une expérience authentique et mémorable.


    • Pour découvrir l’histoire du thé mauricien mondialement connu
    • Pour déguster des thés locaux dans des cadres naturels sublimes
    • Pour plonger dans la culture mauricienne authentique
    • Pour soutenir les domaines locaux et leur savoir-faire artisanal

    Que vous soyez un amateur de thé passionné ou un voyageur curieux, La Route du Thé promet une immersion complète dans les traditions et les saveurs mauriciennes.
    Entre histoire, nature et gastronomie, chaque tasse raconte une histoire.
    Alors, prêt à embarquer pour cette aventure sensorielle unique ?


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  • Nuku Hiva : la majesté d’une île au cœur des Marquises

    Nuku Hiva : la majesté d’une île au cœur des Marquises

    Nuku Hiva, joyau des Marquises en Polynésie française, séduit par ses paysages volcaniques, ses falaises majestueuses et son authenticité préservée. Idéale pour une déconnexion totale, cette île sauvage invite à explorer une nature grandiose, chargée d’histoire et de culture polynésienne millénaire.

    Nuku Hiva est la plus grande île de l’archipel des Marquises, en Polynésie française, avec une superficie d’environ 330 km². Dominée par des montagnes et des volcans spectaculaires, elle dévoile des paysages d’une beauté brute et saisissante. Le point culminant atteint 1 210 mètres d’altitude, offrant un panorama exceptionnel sur l’océan Pacifique.

    Sa capitale, Taiohae, est le centre administratif des Marquises. Nichée dans une vaste baie, elle allie authenticité et charme insulaire, offrant aux visiteurs un aperçu de la vie paisible des habitants du fenua.


    Si vous cherchez un voyage sans réseau et une véritable cure de désintoxication numériqueNuku Hiva est la destination rêvée. Bien que l’île dispose officiellement d’un réseau 2G, le signal est souvent faible, voire inexistant, dans la majorité des zones.

    Ici, le temps semble suspendu. La population est concentrée dans quelques villages, tandis que le reste du territoire n’est que nature sauvage et brousse tropicale. Loin des tumultes des grandes villes, on se laisse bercer par le calme, la simplicité et la chaleur des habitants, qui se saluent d’un signe distinctif de la main — un geste symbolique d’accueil et de respect.


    Entre montagnes verdoyantes et côtes escarpées, Nuku Hiva est un écrin de nature préservée. Les voyageurs en quête d’authenticité y trouvent une paix rare, une invitation à la méditation et à la contemplation.

    L’île offre des sentiers de randonnée spectaculaires, des vallées secrètes et des cascades vertigineuses. Chaque panorama révèle un équilibre harmonieux entre terre et mer, entre l’homme et la nature.


    Les premières découvertes occidentales

    Le premier occidental à découvrir Nuku Hiva fut Joseph Ingraham, navigateur américain, le 19 avril 1791. Deux mois plus tard, le français Étienne Marchand accoste à son tour sur l’île. Ces explorateurs ouvrirent la voie à une série d’aventures et de conquêtes qui marqueront durablement l’histoire de l’île.

    L’épisode américain : « Madison Island »

    En 1813, durant la guerre anglo-américaine, le capitaine David Porter débarque à Nuku Hiva et tente d’en prendre possession au nom des États-Unis. Il rebaptise l’île « Madison Island » en hommage au président James Madison et y construit un fort.

    Cependant, son ambition se heurte à la résistance de la tribu des Taïpi, farouchement attachée à son territoire. Malgré les affrontements et les villages incendiés, Porter doit abandonner l’île en décembre de la même année.

    En 1835, l’aventurier français Charles de Thierry, autoproclamé roi de Nouvelle-Zélande, passe par Nuku Hiva. Il annexe l’île pour son royaume imaginaire et s’y proclame « Charles Ier ». Il crée un drapeau, des armoiries et des symboles royaux avant de poursuivre son périple vers Tahiti puis la Nouvelle-Zélande.


    Les falaises monumentales de Nuku Hiva plongent abruptement dans l’océan, dessinant un relief dramatique et puissant. L’adjectif grandiose s’impose à chaque regard posé sur ses côtes. L’île semble protéger ses secrets ancestraux derrière une végétation luxuriante, impénétrable et mystérieuse.

    Cette « Terre des hommes », comme on la surnomme, reste un sanctuaire où la nature dicte encore sa loi. Les paysages volcaniques, les baies profondes et les plages isolées confèrent à Nuku Hiva une aura presque mythique.


    Les habitants de Nuku Hiva vivent au rythme de la nature et des traditions. Leur hospitalité, leur sourire et leur respect du fenua témoignent d’une culture profondément ancrée dans les valeurs de partage et d’harmonie.

    Les danses, les tatouages marquisiens et les chants traditionnels perpétuent un héritage millénaire. À Taiohae comme dans les vallées reculées, chaque rencontre est une immersion dans une culture polynésienne sincère et préservée.


    Visiter Nuku Hiva, c’est s’offrir un voyage hors du temps. Entre aventure, silence et contemplation, cette île hors des sentiers battus séduit les voyageurs en quête d’authenticité.

    Sa beauté brute, son isolement et son histoire fascinante font d’elle l’un des joyaux les plus préservés de la Polynésie française. Ici, chaque instant se savoure, chaque horizon inspire, et chaque sourire rappelle la simplicité d’un monde encore pur.


    • Pour une déconnexion totale loin des écrans et du réseau
    • Pour découvrir une nature spectaculaire et intacte
    • Pour s’imprégner de la culture marquisienne authentique
    • Pour marcher sur les traces des grands explorateurs
    • Pour retrouver le sens du mot liberté


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  • Pascal Lagesse : Un artiste mauricien entre tradition et modernité

    Pascal Lagesse : Un artiste mauricien entre tradition et modernité

    Un peintre visionnaire au cœur de l’île Maurice

    Figure emblématique de l’art contemporain mauricien, Pascal Lagesse incarne la fusion parfaite entre héritage culturel et création moderne.
    Né en 1968 à Maurice, Peintre mauricien autodidacte, il a appris à peindre en observant le travail de ses aînés et en explorant par lui-même les multiples facettes de la pratique artistique.

    Dès son adolescence, il se passionne pour la peinture — une passion devenue, au fil du temps, une véritable vocation.
    Artiste peintre, photographe, graphiste, écrivain et même graveur sur cuivre, Pascal Lagesse est un créateur complet, habité par une soif constante d’expression et d’innovation.


    À seulement 16 ans, Pascal Lagesse réalise ses premières toiles.
    Fasciné par la beauté naturelle de Maurice et la richesse de sa culture, il explore différents styles avant de trouver sa propre voie artistique.

    Sa philosophie ?

    L’art est le miroir de l’âme d’un pays.

    Ses œuvres traduisent ainsi l’esprit mauricien : une rencontre vibrante entre tradition, nature et modernité.


    En 2003, Pascal Lagesse invente son propre langage visuel : le style “Zafer”.
    Ce mot créole, qui désigne “quelque chose de difficile à décrire”, illustre parfaitement la nature libre et inclassable de son art.

    Inspiré par les tourbillons expressifs de Van Gogh et par des formes géométriques minimalistes, le style Zafer mêle couleurs vivestextures dynamiques et composition graphique épurée.
    Le résultat ?
    Une esthétique singulière, à la fois poétique et énergique, qui capture l’essence vibrante de la vie insulaire.


    Installé à Curepipe, son atelier est un véritable sanctuaire de création.
    Là, il continue à explorer de nouvelles formes d’expression tout en partageant sa passion avec le public local et international.

    Pascal Lagesse consacre également une part importante de son temps à l’éducation artistique.
    Il anime des ateliers pour les jeunes créateurs mauriciens, les encourageant à exprimer leur identité tout en préservant leurs racines culturelles.

    Engagé pour l’environnement, il utilise aussi son art pour sensibiliser aux enjeux écologiques de son île.


    Il organise sa première exposition personnelle en 1996 à la Galerie Max Boullé à Rose-Hill, à Maurice.
    Encouragé par la critique et le public, il présente par la suite plusieurs expositions individuelles en 1998, 2000, 2002, 2006, 2014, 2022 et 2025, cette dernière à l’Hôtel Hennessy Park, où trente toiles du style Zafer sont exposées.

    Ces rendez-vous artistiques lui permettent de partager son univers, d’établir un dialogue sincère entre l’artiste, la toile et le spectateur.

    Au-delà de l’acte créatif, la peinture représente pour lui une forme de thérapie.
    Elle constitue un refuge émotionnel face aux épreuves de la vie, transformant la tourmente intérieure en couleur, en forme et en rythme.
    La répétition des motifs, la rigueur du geste et la vivacité des teintes l’ancrent dans le moment présent, lui offrant stabilité, concentration et apaisement.

    À travers ce processus, il trouve clarté et soulagement, exprimant des émotions que les mots ne suffisent pas toujours à dire.
    La palette vibrante et l’harmonie géométrique du style Zafer lui apportent équilibre et sérénité — un moyen de retrouver une vision plus lumineuse et harmonieuse du monde.


    Depuis juin 2025, il est ambassadeur du mouvement Hidden Disabilities Sunflower, une initiative internationale qui vise à sensibiliser et soutenir les personnes vivant avec des handicaps invisibles.
    Cet engagement s’inscrit naturellement dans la continuité de son parcours artistique et personnel.

    À travers sa peinture et son témoignage, il cherche à favoriser une société plus compatissante, inclusive et bienveillante, où l’art devient un vecteur de compréhension et d’humanité.


    Par son style original et son engagement sincère, Pascal Lagesse contribue à faire rayonner l’art mauricien sur la scène mondiale.
    Ses œuvres racontent bien plus qu’une histoire visuelle : elles traduisent l’âme d’un peuple et l’évolution d’une culture.


    Entre couleurs flamboyantesformes épurées et profondeur émotionnelle, Pascal Lagesse incarne la nouvelle ère de l’art contemporain mauricien.
    Son style Zafer, à la fois enraciné et universel, continue d’inspirer toute une génération d’artistes insulaires.

    En unissant le local et le global, il prouve que Maurice n’est pas qu’une île paradisiaque : c’est un foyer bouillonnant de créativité, où l’art devient le reflet vibrant d’une identité en mouvement.

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  • Taom-baovao malagasy : Le Nouvel An Traditionnel de Madagascar

    Taom-baovao malagasy : Le Nouvel An Traditionnel de Madagascar

    Introduction : une célébration porteuse de sens

    Le Taom-baovao malagasy, ou nouvel an traditionnel de Madagascar, incarne bien plus qu’un simple changement de date.

    Véritable joyau de la culture nationale, sa célébration mêle profondément histoire, spiritualité et valeurs ancestrales. Initiée au XVIᵉ siècle par le roi Ralambo, cette fête se distingue par son appel à la réconciliation, à la purification de l’âme et à la consolidation du fihavanana (solidarité et harmonie communautaire).

    Après avoir été interdite officiellement en 1897 par l’autorité coloniale française, cette institution séculaire continua de vivre secrètement dans la mémoire collective des Malgaches.

    Au fil des décennies, son hommage silencieux à l’identité culturelle fut ravivé grâce aux efforts persistants d’associations culturelles, de descendants royaux et d’acteurs engagés. Aujourd’hui, le Taom-baovao renaît comme un symbole chéri de l’héritage malgache.

    Hira gasy – Crédit : Pierivb


    1.1 L’instauration par le roi Ralambo

    Au XVIᵉ siècle, le roi Ralambo institua un nouvel an annuel lié à son anniversaire. La première cérémonie officielle, en 1575, eut lieu sur la colline sacrée d’Ambohidrabiby, lieu d’où rayonna la sacralité royale. À cette occasion, le feu éternel (afo tsy maty), symbole de continuité cosmique, fut allumé pour la première fois, marquant l’avènement d’un rituel d’envergure collective.

    1.2 Un rituel royal porteur de légitimité

    Le Taom-baovao n’était pas une célébration banale, mais un acte sacré instituant la légitimation du pouvoir tout en renouvelant la force vitale du royaume. Le fandroana (bain sacré), les zébus royaux (omby volavita), et le feu éternel s’organisaient selon une codification rituelle élaborée, visant à purifier l’esprit du roi, de ses sujets et de l’univers.


    2.1 Le déclin sous la colonisation

    Sous l’administration coloniale française, le Taom-baovao fut officiellement supprimé en 1897, de peur qu’il ne consolide un sentiment d’identité malgache jugé contraire aux intérêts coloniaux.

    2.2 Une pratique clandestine

    La tradition survécut cependant dans l’ombre. De nombreuses familles continuaient de manière confidentielle à célébrer l’événement, préservant les valeurs fondatrices : pardon, solidarité, lien intergénérationnel, et ancrage dans la mémoire ancestrale.

    2.3 Renaissance au XXᵉ siècle

    Depuis environ trente ans, associations culturelles, descendants royaux et communautés locales s’investissent pour ressusciter cette tradition. Le Taom-baovao retrouve aujourd’hui sa place dans le calendrier festif, célébré à travers l’île comme une célébration d’identité nationale.


    Le Taom-baovao met en lumière sept piliers de la philosophie malgache :

    1. La foi au Créateur (Ilay Nahary)
    2. La valeur suprême de la vie (aina)
    3. Le sens du sacré (fahamasinana)
    4. La solidarité et l’entraide (fihavanana)
    5. La justice et l’équité (fahamarinana)
    6. Le bonheur partagé (fahasoavana)
    7. L’attachement aux héritages ancestraux

    Cette fête incarne davantage qu’un événement annuel : elle est l’expression même du renouvellement spirituel et du pardon collectif. Elle symbolise le partage, les vœux de prospérité et le renforcement des liens affectifs et sociaux.


    4.1 Un calendrier lunaire

    Le calendrier traditionnel malgache repose sur le cycle des astres. L’année civile est basée sur des mois lunaires, ce qui rend la date du nouvel an mobile, située généralement en mars.

    4.2 Une fête liée à la lune

    Le Taom-baovao malagasy est célébré lors de la première lune du mois d’Alahamady, ce qui constitue le premier jour de la nouvelle année traditionnelle. Cette connexion avec les rythmes célestes fait de la fête une célébration cosmique.


    5. Les rites rituels du Taom-baovao

    Voici les principaux rituels pratiqués lors de cette célébration :

    • Fandroana : le bain sacré royal, symbole de purification cosmique.
    • Afo tsy maty : le feu éternel, marque d’unité et de continuité.
    • Andro tsy maty : la veille nocturne, manifestation de la vigilance et de la protection.
    • Santatra : renouveau domestique et symbolique (nattes, habits neufs).
    • Safo-rano misandratr’andro : bénédiction familiale à l’eau, apporte bonheur et paix.
    • Tatao : riz au lait et miel, porté sur la tête, symbole de douceur et d’espérance.
    • Nofon-kena mitam-fihavanana : partage communautaire de viande de zébu, expression de solidarité.
    • Zara-hasina : offrandes aux ancêtres pour les remercier et préserver les bénédictions familiales.

    Avant l’unification par Radama I, chaque région célébrait à sa manière l’arrivée du nouvel an. Chez les Merina, la date fut fixée par Ralambo et célébrée sur la colline royale d’Ambohidrabiby. Par la suite, certains souverains, comme Ranavalona III, déplacèrent la fête selon leur anniversaire personnel, illustrant ainsi l’adaptabilité symbolique de cette célébration dans le temps.


    7.1 Une fête accessible à tous

    Le nouvel an traditionnel est désormais célébré collectivement, sans distinction d’ethnie ou de religion. Les cérémonies publiques sont organisées à Ambohidrabiby et dans d’autres régions, rassemblant familles royales, associations et citoyens désireux de renouer avec leurs racines.

    7.2 Évolution des rites

    Certaines traditions ancestrales comme les rites sacrificiels ont été abandonnées. Mais d’autres subsistent, accompagnées désormais de hira gasy (théâtre musical malgache) et de manifestations culturelles, à l’occasion de cette fête patrimoniale.

    7.3 Une célébration identitaire

    Le Taom-baovao représente aujourd’hui un acte de souveraineté culturelle. Il réaffirme la mémoire malgache, sa capacité à se réapproprier ses valeurs et à affirmer son identité.


    Conclusion : Patrimoine immatériel vivant

    Le Taom-baovao malagasy est bien plus qu’une fête : c’est une manifestation vivante de l’âme malgache. Héritage de la royauté, résistant à l’épreuve coloniale, il rappelle l’importance de la mémoire, de la réconciliation et de la cohésion sociale.

    En célébrant ce nouvel an traditionnel, les Malgaches renouent avec leur Histoire, vivent le lien aux ancêtres et réaffirment la richesse de leur héritage culturel. Le Taom-baovao est ainsi un hymne au fihavanana et à la résilience identitaire.


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  • La Réunion : Quand les femmes élèvent la voix ; renaissance du maloya au féminin

    La Réunion : Quand les femmes élèvent la voix ; renaissance du maloya au féminin


    Longtemps domaine des hommes, le maloya – ce chant de l’âme né des entrailles de La Réunion – connaît aujourd’hui une transformation essentielle : il s’ouvre, s’enrichit, s’illumine de voix féminines puissantes, libres, audacieuses. Christine Salem, Maya Kamaty, Ann O’aro ou encore Tine Poppy incarnent cette nouvelle génération d’artistes qui, en renouant avec les racines tout en osant l’innovation, redonnent au maloya un souffle contemporain.

    À travers leurs chants, ces femmes racontent non seulement l’histoire de La Réunion, mais aussi celle des luttes féminines, des douleurs tues, des joies profondes et des espoirs futurs.


    Le maloya est bien plus qu’un genre musical. Il est l’expression d’un peuple, d’une île, d’une mémoire collective blessée mais debout. Hérité des esclaves malgaches et africains, il fut interdit un temps, car jugé subversif. Il incarnait alors la résistance, l’affirmation d’une identité réunionnaise. Transmis de génération en génération, souvent dans la sphère familiale, il s’est perpétué dans les champs de canne, lors des cérémonies ancestrales, dans les kabars – ces veillées musicales où l’on chantait, dansait, priait ensemble.

    Mais cette transmission, pendant longtemps, fut patriarcale. Les hommes portaient le tambour, scandaient les vers, prenaient la parole. Les femmes, elles, étaient présentes, mais dans l’ombre. Elles cuisinaient, dansaient, veillaient sur les enfants, chantaient à voix basse. Le maloya leur appartenait aussi, mais elles n’avaient pas toujours le droit de le revendiquer.


    À partir des années 2000, une lente mais puissante métamorphose s’opère : des femmes prennent la scène, le micro, le roulèr. Elles ne réclament pas leur place : elles la prennent, naturellement, artistiquement, avec grâce et conviction.

    Parmi elles, Christine Salem ouvre la voie. Sa voix profonde, tellurique, semble jaillir des entrailles de l’île. Elle chante les ancêtres, la liberté, le mysticisme malgache, les luttes oubliées. Son maloya est à la fois enraciné et universel. Elle n’hésite pas à mêler percussions traditionnelles, influences comoriennes et harmonies contemporaines. Véritable chamane musicale, elle insuffle au maloya une spiritualité rare et l’impose sur la scène internationale.

    Christine Salem @World Music Central


    Autre figure majeure de cette vague féminine : Maya Kamaty. Fille du célèbre Gilbert Pounia (fondateur du groupe Ziskakan), elle aurait pu se contenter de suivre les traces de son père. Mais elle choisit de tracer son propre chemin. Son maloya est fusionnel, hybride. Elle y mêle slam, électro, poésie créole. Sa voix douce et ferme à la fois explore les contours de l’identité réunionnaise, interroge la place des femmes, défie les dogmes.

    Avec elle, le maloya devient terrain de dialogues entre les âges, entre les genres, entre les cultures. Elle chante en créole, mais son message parle à toutes les générations : retrouver ses racines sans renoncer à l’invention.

    Maya Kamaty @reporter+


    La scène réunionnaise féminine ne se limite pas à deux noms. Elle s’épanouit dans une pluralité de sensibilités. Ann O’aro, poétesse du corps et de la douleur, chante l’inceste, les abus, la résilience. Son maloya est brut, souvent a capella, empreint d’une vérité qui dérange et bouleverse. Elle fait du chant un acte politique, une délivrance, une catharsis.

    Tine Poppy, quant à elle, s’illustre par un maloya solaire, engagé, ancré dans le quotidien. Elle chante les femmes, la maternité, les luttes sociales, la protection de l’environnement.

    Chacune à leur manière, elles contribuent à élargir les contours de ce patrimoine musical, à l’actualiser, à le rendre poreux aux réalités contemporaines.

    Tine Poppy @Sakifo 2025


    Si le maloya fut longtemps chanté par des hommes, il évoquait souvent les douleurs collectives : l’esclavage, la misère, la révolte. Les femmes d’aujourd’hui y introduisent des thématiques plus personnelles, intimes, parfois taboues.

    Elles parlent de maternité, de corps blessé, de sexualité, d’amour non conforme, de violences conjugales. Elles mettent en chanson des vécus longtemps tus. Cette parole, à la fois fragile et puissante, fait du maloya une musique de libération individuelle autant que collective.

    Elles chantent aussi l’île, ses beautés, ses déséquilibres. L’écologie, la préservation des traditions, l’unité dans la diversité deviennent des sujets de création. Leur art devient alors vecteur d’éveil, de transmission, de transformation.


    Au-delà des scènes et des festivals, cette révolution féminine du maloya s’inscrit dans la société. Dans les quartiers, les écoles, les associations, des femmes transmettent aujourd’hui le maloya aux enfants. Elles enseignent les rythmes, les chants, la langue créole.

    Dans les kabars, elles jouent du roulèr, dirigent les chœurs, mènent la danse. Elles font vivre cette tradition non plus comme un monument figé, mais comme un art du quotidien, un souffle vital.

    Pour de nombreuses Réunionnaises, voir des femmes chanter le maloya, c’est se sentir reconnue, représentée. C’est retrouver dans la musique une part de soi, une mémoire maternelle, une fierté réappropriée.


    Malgré cette avancée notable, la scène musicale réunionnaise n’est pas encore totalement paritaire. Les festivals programment encore majoritairement des artistes masculins. Les femmes doivent souvent redoubler d’efforts pour se faire entendre, produire leurs disques, s’imposer dans les médias.

    Mais leur présence ne fait plus débat. Elles sont là. L’avenir du maloya ne pourra plus s’écrire sans elles. Et c’est tant mieux. Car en s’ouvrant à ces voix nouvelles, il retrouve ce qu’il a toujours été : un chant de résistance, de liberté, d’émancipation.

    Conclusion
    Le maloya féminin n’est pas une mode, ni une parenthèse. Il est l’expression d’un changement profond, culturel, symbolique. En prenant la parole, les femmes ne dénaturent pas le maloya : elles le prolongent, le réinventent, le réenchantent.

    Elles chantent La Réunion avec leurs mots, leurs douleurs, leurs rêves. Elles tissent des ponts entre hier et demain, entre le roulèr ancestral et les sonorités d’aujourd’hui. Elles sont les passeuses d’un feu ancien et nouveau à la fois.

    Et dans leur voix, c’est toute une île qui résonne autrement. Plus libre. Plus juste. Plus vivante.

  • Sylviane Cédia : Une Icône de la Musique Guyanaise

    Sylviane Cédia : Une Icône de la Musique Guyanaise

    Figure majeure du patrimoine musical des Outre-mer, Sylviane Cédia incarne depuis plus de six décennies l’âme artistique de la Guyane. Auteure-compositrice-interprète, guitariste de talent et femme de culture engagée, elle a su transcender les frontières pour faire rayonner sa terre natale bien au-delà des fleuves et forêts amazoniennes.

    Sa voix chaleureuse, ses textes empreints d’humanité et sa constance dans l’excellence font d’elle une ambassadrice respectée et aimée de la culture guyanaise.

    Entre hommages prestigieux, décorations nationales et transmission généreuse de son savoir, elle s’impose comme une véritable légende vivante, une source d’inspiration et un pilier incontournable du paysage musical francophone.

    Auteure-compositrice-interprète et guitariste, elle incarne la richesse musicale et le patrimoine culturel de la Guyane.

    Une carrière remarquable :

    A ce jour plus de 140 œuvres enregistrées parmi lesquels Nou lé rivé Cayenne – Dido – la Musica – Simin pour récolté – Bab’lévé – I’m feeling blues – Bois d’amour – Drôle l’univers – Charme Guyane … 

    • AWARA (single sur plateformes et sur Collector vol. 1 – Double CD avec livret 20 pages)
    • 1828 MANA UNE FEMME (chanson dédiée à Anne-Marie JAVOUHEY, sur Collector vol. 1 – Single publication en cours). Lauréate du concours de création musicale (2021) pour l’hymne du Bicentenaire de la commune de Mana (1828-2028).
    • Mon P’ti Bòbúnn (single disponible sur plateformes).
    • 20 albums solo (hors duos et compilations)

    Une reconnaissance à l’échelle nationale :Les distinctions reçues au cours de sa carrière témoignent de son impact et de son engagement.

    1. Chevalier de l’Ordre National du Mérite (juillet 2008)
    2. Chevalier de la Légion d’Honneur (juillet 2016)
    3. Médaille du Sénat (mai 2014)
    4. Médaille d’honneur de l’Engagement ultramarin (juillet 2023)

    Hommages rendus à une grande figure de la musique guyanaise

    De l’AREMG à l’OCRG, en passant par la Région Guyane, la CTG, les Écoles du Littoral Guyanais, ainsi que les municipalités de Cayenne, Rémire-Montjoly , Mana et Macouria, de nombreux hommages ont salué son parcours exceptionnel et son œuvre musicale.

    • 2004 : Premier hommage organisé par l’AREMG et la Ville de Cayenne.
    • 2007 : La Région Guyane et l’OCRG rendent hommage à l’artiste à l’occasion de ses 40 ans de carrière.
    • 2007 à 2013 : Des projets pédagogiques voient le jour avec des Écoles du Littoral Guyanais dont l’œuvre le Ti Kasé Wèy (2013).
    • 2014 : Un hommage pour ses 50 ans de carrière vient marquer une nouvelle étape de reconnaissance.
    • Mai 2024 : Un hommage exceptionnel est célébré au Zéphyr à Cayenne, mettant en lumière son héritage musical.
    • Novembre 2024 : Journée Radio et télé sur Guyane la Première – hommage le jour de
    • la Sainte Cécile dédié à ses 60 ans de musique.
    • Le 4 Décembre 2024 : La CTG – l’EPCC les Trois Fleuves lui remettent un trophée des 60 ans de musique. Et à l’occasion de ses 60 ans de carrière musicale, une soirée-hommage a eu lieu dans la salle de spectacle du Zéphyr, rebaptisée pour l’occasion Salle Sylviane Cédia, suivie d’un concert emblématique.
    • Décembre 2024 : La Ville de Macouria lui décerne une médaille et un diplôme d’honneur.

    Son influence sur les générations futures :
    Sylviane toujours active, est marraine de multiples événements, radios et associations, tout en étant une figure inspirante pour de nombreux artistes et jeunes talents.

    Au cours de sa brillante carrière, Sylviane a accumulé pas moins de 64 trophées de la
    musique, témoignant de l’ampleur de son talent et de son influence artistique. Parmi les plus
    récents :

    • AYO Paris Music Awards – édition 2023 et 2024
    • Prix Misik Tan Lontan, décerné par la CTG – L’EPCC de Guyane (2023)
    • Misik Tan Lontan – Années 70-80, également attribué par la CTG Guyane (2023)
    • Trophée de la Ville de Cayenne (2024)
    • Trophée des 60 ans de musique, remis par la CTG – L’EPCC (décembre 2024)
    Sylviane Cedia
    • Le LINDOR d’EXCELLENCE 2025 – par l’Association MÉGAMAZONIE – La CTG – L’EPCC LES 3 FLEUVES – SACEM pour 60 ans de carrière exceptionnelle (Avril 2025)

    Un engagement pour la culture et la musique :

    • Membre du Conseil Administratif – Personnalité qualifiée de l’EPCC Les trois Fleuves 
    • Présidente d’honneur, Personnalité qualifiée de l’Association Femmes en Devenir
    • Marraine et Ambassadrice de nombreuses associations et évènements :
      • UGAG
      • APIPD 
      • Bitasyon Lyannaj Kréyol- Accolade
      • Solid’Air Caraïbes
      • Les Voix des Outre-Mer
      • Les Chanté Noel de la Région Ile -de-France
      • Radio ESPACE FM – TMSM97 …

    Sylviane, Amoureuse de la nature s’inspire de sentiments qui lui sont chers : l’Amour – l’Amitié – la FOI – la Fraternité – la solidarité – l’actualité

    • Sortie du 21ᵉ album
    • Collector Vol. 2 – Vol 3
    • Concerts en préparation : Festival Lafêt WARA, tournées en Guyane, France, Antilles-Guyane, Caraïbes, Afrique, La Réunion…

    Avec une carrière aussi impressionnante et une implication culturelle si profonde, Sylviane Cédia continue d’inspirer générations et passionnés de musique.

  • ZION, le film événement qui secoue le cinéma caribéen

    ZION, le film événement qui secoue le cinéma caribéen

    ? ZION, le film événement qui secoue le cinéma caribéen

    ZION, premier long-métrage de Nelson Foix, est bien plus qu’un film. C’est un cri. Une onde de choc.
    À travers un thriller social haletant tourné 100 % en créole, ce jeune réalisateur guadeloupéen impose une œuvre bouleversante et puissante, qui a déjà conquis le public : plus de 100 000 entrées au cinéma.

    Plongée dans un chef-d’œuvre à la croisée de la rage et de la tendresse.


    Avec ZION, Nelson Foix signe un film intense et profondément ancré dans la réalité antillaise.
    Le film nous entraîne en Guadeloupe, dans un décor à la fois sublime et oppressant, miroir d’une société traversée par les tensions sociales, les non-dits historiques et les luttes identitaires.

    Zion, le personnage principal, incarne une jeunesse en quête de sens, tiraillée entre abandon, violence et espoir. Lorsqu’un drame survient, sa trajectoire bascule et l’entraîne dans une odyssée intérieure saisissante.


    ZION, c’est l’histoire de la jeunesse antillaise, mais c’est aussi celle de tant d’autres jeunes dans le monde.
    Sans jamais tomber dans le misérabilisme, le film aborde avec justesse :

    • La paternité absente ou défaillante
    • La désillusion d’une jeunesse laissée pour compte
    • Le poids des héritages coloniaux
    • La quête d’identité et d’avenir dans un monde en crise

    Le tout sublimé par une esthétique singulière, entre onirisme et réalisme brut, et une langue : le créole, choisi comme vecteur d’authenticité et de résistance culturelle.


    Avec ce premier film, Nelson Foix s’impose comme une voix à suivre de très près.
    Son regard est profondément humain, politique et poétique à la fois. Il donne à voir une Guadeloupe rarement représentée à l’écran : loin des clichés, habitée de complexité, de douleur, mais aussi de beauté et de fierté.

    En plaçant son île au cœur du cinéma d’auteur, il ouvre une voie nouvelle pour le cinéma caribéen, trop longtemps invisibilisé.


    Depuis sa sortie, ZION a déjà séduit plus de 100 000 spectateurs, preuve que le public est prêt – et en demande – d’un autre regard sur les Antilles.

    Loin d’être un film confidentiel, ZION remplit les salles et touche toutes les générations. Il suscite des débats, des émotions, des prises de conscience.

    Un signe fort : le cinéma peut être un espace de transformation et de reconnexion avec soi et ses racines.


    Si vous ne l’avez pas encore vu, courez découvrir ce film en salle. L’expérience collective qu’il propose est unique : on en ressort différent·e.

    Et si vous l’avez déjà vu, quels ont été vos ressentis ?
    Racontez-nous en commentaire, nous serions ravi·es de lire vos impressions.


    Porté par la force du réel, habité par des thématiques universelles, et nourri par une vision profondément ancrée dans la réalité antillaise, ZION marque un tournant dans le cinéma francophone.

    C’est un film qui éveille, qui interroge, qui bouscule.
    Un film qui nous rappelle que l’art, quand il est sincère, peut changer les regards.
    Et que le cinéma ultramarin, lui aussi, a des histoires puissantes à raconter.