Catégorie : Ile Maurice

  • La Réunion: Le délicieux « rougail saucisse » , le plat emblématique de la cuisine réunionnaise

    La Réunion: Le délicieux « rougail saucisse » , le plat emblématique de la cuisine réunionnaise

    Histoire

    Le Rougail Saucisse est un plat traditionnel de la cuisine réunionnaise. Il se compose de saucisses de porc épicées, cuits avec des tomates fraîches, de l’oignon, de l’ail et d’autres ingrédients tels que le gingembre, le piment ou le curcuma. Ce plat est généralement servi avec du riz ou des pommes de terre et est considéré comme un repas familial simple et délicieux.

    Le Rougail Saucisse est souvent associé à la culture créole de l’île de La Réunion, où les influences culinaires sont nombreuses, allant de la cuisine française à la cuisine indienne en passant par la cuisine chinoise. Cette diversité culinaire reflète la diversité culturelle de l’île, qui accueille une population multiethnique composée d’Africains, d’Européens, d’Indiens et de Chinois.

    Le Rougail Saucisse est apprécié pour son goût épicé et pimenté, qui lui vient de la combinaison d’épices et de condiments traditionnels de la cuisine créole. C’est un plat simple à préparer et peut être facilement adapté en fonction des goûts et des préférences de chacun. De plus, il peut être préparé en grande quantité pour les fêtes et les rassemblements familiaux, ce qui en fait un choix populaire pour les occasions spéciales.

    Rougail Saucisse Reunionnais
    Crédit Photo : www.reunion.fr

    Composition

    Préparé à partir de saucisses de porc ou de poulet, souvent fumées, mais parfois fraîches. Les saucisses sont coupées en petits morceaux, puis mélangées avec des tomates hachées, des oignons émincés et souvent des piments pour les personnes qui aiment les plats épicés.

    Le Rougail Saucisse est traditionnellement servi avec un zembrocal, un mélange de riz avec des haricots rouges ou des pommes de terre, ainsi que du piment. Il peut également être servi avec du riz et des grains, tels que des lentilles de Cilaos ou des haricots.

    Sur l’île Maurice, ce plat est appelé la « Rougaille Saucisse » et peut être préparé avec des saucisses créoles à base de porc ou de saucisses au poulet, principalement chez les Indos-Mauriciens. C’est une délicieuse expression de la diversité culinaire de ces deux îles dans l’océan Indien.

    Recette

    Ingrédients :

    • 500g de saucisses de votre choix
    • 4 tomates mûres
    • 2 oignons
    • 4 gousses d’ail
    • 2 piments rouges ou vert selon votre préférence
    • 1/2 cuillère à soupe de curcuma (Facultatif)
    • 1 cuillère à soupe de gingembre
    • 1 cuillère à soupe de cannelle (Facultatif)
    • 1 cuillère à soupe de muscade
    • 1 cuillère à soupe de sel
    • 1 cuillère à soupe de poivre noir

    Instructions :

    1. Coupez les saucisses en tranches de 1 cm d’épaisseur et mettez-les de côté.
    2. Émincez finement les oignons et les piments, et hachez finement l’ail.
    3. Dans une grande poêle, faites fondre une cuillère à soupe d’huile d’olive sur feu moyen. Ajoutez les oignons, l’ail et les piments, et faites-les revenir jusqu’à ce qu’ils soient tendres et dorés.
    4. Ajoutez les tranches de saucisses dans la poêle et continuez à faire cuire jusqu’à ce qu’elles soient légèrement dorées.
    5. Écrasez les tomates et ajoutez-les dans la poêle. Incorporez également les épices (curcuma, gingembre, cannelle, muscade, sel et poivre) dans la poêle.
    6. Baissez le feu et laissez mijoter le mélange pendant environ 20 minutes, en remuant de temps en temps, jusqu’à ce que les saucisses soient tendres et les tomates fondues.
    7. Votre rougaille de saucisse est maintenant prête à être servie avec du riz ou du pain.

    Bon appétit !

    Rougail Saucisse Reunionnais
    Crédit Photo : Marciatack

    Conclusion

    Le Rougail Saucisse est un plat emblématique de la cuisine réunionnaise qui reflète la diversité culturelle de l’île. Avec son goût épicé et pimenté, il est apprécié des familles pour ses saveurs délicieuses et sa simplicité de préparation.

  • île Maurice: Cascade sous-marine illusoire

    île Maurice: Cascade sous-marine illusoire

    La « cascade sous-marine illusoire de l’île Maurice » n’est pas une véritable chute d’eau, mais plutôt une illusion d’optique causée par des dépôts de sable et de limon qui se déversent dans l’océan.

    Cascade sous marine de l'ile maurice
    Crédit photo: St. Regis Mauritius Resort

    C’est une attraction touristique populaire qui se trouve sur la côte est de l’île.

    Il s’agit d’un site de plongée en mer où les plongeurs peuvent admirer une cascade souterraine d’eau douce qui se jette dans la mer.

    Elle est alimentée par une source d’eau douce située à l’intérieur de la grotte sous-marine et offre une vue spectaculaire sur la faune et la flore marine de la région.

    Le sable et le limon, apportés par les rivières et les ruisseaux, créent une pente sous-marine qui la fait ressembler à une cascade.

    Ainsi, l’illusion est créée par la sédimentation du sable et du limon, qui forme une pente sous-marine naturelle menant à l’océan.

    Ce phénomène est visible sur les images satellites et peut être mieux observé dans la partie sud de l’île, près de la presqu’île du Morne Brabant.

    Le flux sédimentaire peut être observé dans différentes couleurs, généralement dans des tons de bleu et de turquoise, qui sont les couleurs de l’eau à différentes profondeurs.

    C’est une attraction naturelle intéressante qui met en valeur le paysage sous-marin unique de ce joyau de l’océan-indien .

    Cascade sous marine ile maurice
    Source – imgur.com
  • Ile Maurice: A l’abri des filaos , les arbres Mythiques de l’océan-indien

    Ile Maurice: A l’abri des filaos , les arbres Mythiques de l’océan-indien

    Badamier, bois bœuf, ébéniers, pomme-chien et veloutiers remplaceront le filao, une espèce exotique introduite à l’époque française, sur les différentes plages pour réduire la dégradation du littoral, avant qu’on ne s’aperçoive, voici un an, que ce n’était pas le cas.

    Tout un symbole, le filao est l’arbre mythique qui protège les mauriciens du vent et de la pluie à l’occasion de leur sortie à la plage.

    C’est aussi l’arbre qui représente les moments de détentes en famille ou entre amis pour chaque habitant de l’Île.

    Le bruissement du vent dans les feuilles du filao en forme d’épines est une merveilleuse berceuse à l’heure de la sieste. Toutefois celle-ci sera bientôt de l’histoire ancienne , car on a récemment découvert que cet arbre légendaire venu d’Australie et du sous-continent indien favorise l’érosion. Son abattage a débuté depuis le début de l’année dernière sur les plages les plus fréquentées de l’île. 

    En alternative , des arbres indigènes, tels le baume de l’île Plate, le bois-bœuf, l’ébénier, le pomme-chien, la Sainte-Marie et le veloutier , le remplaceront le long des côtes.

    Un Peu d’histoire

    L’arbre fît son apparition sur l’ile grâce aux colons.

    Introduit dans l’île en 1778, alors colonie française, par l’astronome, cartographe et explorateur Alexis-Marie de Rochon.  Les Anglais le propageront un siècle plus tard sur les plages en pensant que ce brise-vent prévient de l’érosion. Les autorités franco-égyptiennes qui l’ont planté sur les rives du Canal de Suez. Les Anglais souhaitaient également rendre le littoral accessible, sans aucun obstacle naturel, pouvant ralentir l’avancée des troupes, car rien de pousse sous le filao.  

    Des Idées reçues

    Des études menées il y a une décennie par des experts viennent briser et contredire des idées reçues concernant cet arbre.

    Le filao ne retient pas le sable. Au contraire, il favorise l’érosion, notamment lors de grosses averses et de fortes houles, surtout durant la saison cyclonique.

    Les vagues pénètrent jusqu’à 30 mètres à l’intérieur des terres, charriant de gros volumes de sable jusqu’à l’océan. 

    Selon les tests réalisés sur des portions de plage notamment à Bellemare  et à Flic en Flac, l’érosion est moins prononcée suite aux abattages.

    Ainsi, 180 filaos seront bientôt abattus à Mont-Choisy pour faire la place à 600 arbres endémiques. Le badamier, déjà présent dans certains villages côtiers, à l’instar de Mahébourg et Trou-d’Eau-Douce fera partie du lot, annonce le ministre de l’Environnement Kavi Ramano. 

  • Visiter l’île Maurice : Top 10 des lieux incontournables

    Visiter l’île Maurice : Top 10 des lieux incontournables

    Visiter l’île Maurice

    Mark Twain a écrit : « L’île Maurice a été crée bien avant le paradis ».

    En observant tous les beaux spots qui carctérisent cette île magnifique de l’océan-indien, alors on comprend mieux.

    Que ce soit au Nord, au Sud, à l’est ou à l’Ouest, vous trouve, l’île Maurice regorge de lieux insolites et touristiques pour faire de votre séjour des moments de souvenirs intarissables.

    L’île Maurice présente, à prime abord, de nombreux attraits pour les jeunes mariés.

    Parce qu’elle est synonyme de plages magnifiques et de journées de farniente.

    À côté de Madagascar, Maurice est un leader du tourisme animalier, de l’aventure en plein air, de la gastronomie et des stations balnéaires de luxe.

    En vous rendant sur place vous allez pouvoir profiter de nombreuses activités.

    A titre d’exemple: Voir des tortues géantes, des oiseaux exotiques rares, profiter du kitesurf, de la plongée avec tuba, du golf, de l’équitation, de la randonnée et plus encore.

    Par ailleurs, vous allez aussi pouvoir profiter d’une gastronomie riche et variée: De délicieux plats locaux qui prennent leur influence d’origine indienne, française, créole et chinoise. 

    Vous allez adorer chaque minute de vos vacances à Maurice. Alors explorons ensemble les  10 meilleurs endroits à visiter  !

    N°1 . Grand Bassin

    C’est un lac dans un ancien cratère volcanique situé dans une région montagneuse isolée dans le district de Savanne. Il est situé à environ 540 m au-dessus du niveau de la mer. C’est un site hindou sacré. 

    Vous y trouverez un temple dédié au Seigneur Shiva. La croyance locale est que l’eau du lac est de l’eau bénite du Gange en Inde. Les hindous de Maurice font du pèlerinage ici pendant Maha Shivaratri, marchant jusqu’à partir de chez eux.

    Grand bassin -  Visiter l'île Maurice

    La statue de Shiva date de 2007.

    C’est, vraisemblablement, l’un des plus beaux sites que vous pouvez visiter à l’île Maurice.

    N°2 Le Jardin de Pamplemouse

    Le jardin de pamplemousses est l’une des attractions la plus connue de l’île et l’une de ses particularités est son étang rempli de nénuphars Victoria d’amazonie.

    Ces incroyables fleurs fleurissent en blanc, puis se ferment en rouge le lendemain.

    jardin de pamplemousse  - Visiter l'île Maurice

    Le Jardin de Pamplemousses est un incontournable de l’Île Maurice. Véritable écrin de verdure en plein coeur de l’ile, c’est un vrai bonheur de s’y promener. 

    N°3 Pointe d’Esny et Blue Bay

    Pointe d’Esny et Blue Bay

    À Maurice, tout le monde vous parle de Blue Bay. La bonne raison de l’attrait de Blue Bay est la couleur bleue de son lagon. Une autre raison aussi connue est le classement en tant que Parc Marin.

    L’avantage est la protection du site. Aucune pêche n’y est autorisée.

    Pointe d'esny  - Visiter l'île Maurice

    N°4 Parc national des gorges de la rivière Noire

    Avec plus de 6500 hectares, le parc national des gorges de Rivière Noire est un véritable labyrinthe de sentiers pédestres tous plus riches les uns que les autres.

    Si l’on n’y trouve que 9 espèces d’animaux différentes, les variétés de plantes, elles, se comptent à hauteur de 150

    Parc des Gorges de la rivière noire  - Visiter l'île Maurice

    Ainsi, vous aurez de quoi faire pour organiser une journée en pleine nature et découvrir la végétation luxuriante.

    N°5. Mahébourg

    Mahébourg est l’endroit idéal pour découvrir la vieille Maurice, bien que peu de monde s’aventurent dans cette ancienne capitale.

    Construit là où les Néerlandais ont atterri pour la première fois à la fin du XVIe siècle, voici où vous trouverez des restaurants rustiques avec de belles terrasses, une place de marché animée, de belles plages et une cuisine de rue savoureuse mais tellement épicée.

    Mahebourg  - Visiter l'île Maurice

    N°6. Île aux Aigrettes (île aux Aigrettes)

    Située dans la baie de Mahébourg, l’Isle aux Aigrettes est un endroit frappant, entièrement fait de calcaire corallien.

    C’est un site naturel classé « Réserve naturelle » depuis 1965. Aujourd’hui, elle est protégée par la Mauritian Wildlife Foundation (MWF) qui a tout fait pour préserver les espèces endémiques de l’île Maurice.

    île aux aigrettes  -Visiter l'île Maurice

    N°7. Musée Blue Penny

    Peut-être le meilleur musée de l’île, le Blue Penny a un large éventail d’expositions intéressantes.

    Nommé d’après les célèbres timbres mauriciens datant de 1847, vous découvrirez ici l’histoire de l’île Maurice et ses dépendances, y compris l’exploration, la colonisation et l’apogée de la période coloniale.

    Musée blue penny  - Visiter l'île Maurice

    N°8. Grand Baie, un lieu mythique pour Visiter l’île Maurice

    Considéré comme le principal centre touristique de l’île, Grand Baie a d’humbles racines en tant que petit village de pêcheurs.

    Grand Baie  - Visiter l'île Maurice

    Situé au nord de l’île Maurice c’est un lieu incontournable, avec ses hôtels comme le Mauricia (juste à côté), le Royal Palm , le Canonnier et ses restaurants, bars et boutiques, qui ont fait de Grand Baie un haut lieu du tourisme et une station balnéaire vraiment reputée. Ce n’est pas pour rien si c’est l’endroit le plus visité de l’île

    N°9. Cascade de Chamarel et Terre à sept couleurs

    Avec ses 100 mètres, Chamarel est la plus haute cascade de l’île Maurice. N’oubliez pas d’apporter vos appareils photo parce qu’il y a des photos incroyables à prendre

    Cascade Chamarel  - Visiter l'île Maurice

    A côté du parc national entre Rivière Noire et la pointe du Morne, la région de Chamarel présente l’une des principales curiosités naturelles de l’île Maurice.

    La terre des 7 couleurs un autre phénomène naturel à voir

    La terre des 7 couleurs de Chamarel est une clairière qui présente 7 variations  de couleurs, oscillant entre l’ocre, le marron, le rouge et le violacé. Ce phénomène serait dû à la présence de cendres volcaniques contenant des oxydes minéraux de couleurs différentes mises à nu par l’érosion depuis des siècles.

    Chamarel Terre des 7 couleurs - Visiter l'île Maurice

    La particularité de cette terre, c’est qu’une fois mélangée, les couleurs finissent toujours pas se séparer. Mais on ne peux plus emporter de terre ni marcher dessus pour conserver cet endroit unique au monde.

    N°10. Le Souffleur, un site naturel unique Visiter l’île Maurice

    C’est un joli endroit sauvage et très peu fréquenté où les vagues, qui viennent s’engouffrer dans la roche crée un souffle.

    Mais alors…l’endroit se mérite…

    C’est un site pour les preneurs de risques. Le Souffleur est une grotte mi-formée assise sur une falaise abrupte.

    Il y a une fontaine en forme de gésier qui peut atteindre jusqu’à 20 mètres de haut lorsque la mer est agitée.

    Souffleur  - Visiter l'île Maurice

  • Ile Maurice : Le Marché de Goodlands

    Ile Maurice : Le Marché de Goodlands

    Marché de Goodlands

    L’un des facteurs incontournables d’une bonne visite de cette île magique de l’océan-indien c’est un passage au Marché de Goodlands

    Goodlands est situé au sud de Grand Gaube, dans l’intérieur des terres.

    Une ville typique de l’Ile Maurice qui grouille de monde et en particulier les jours de Marché les mercredi et samedis pour le commerce de légume et les mardi et vendredi pour ce qui concerne le tissu.

    Se rendre au marché de Goodlands pour s’imprégner de la vie locale , se mélanger à la population et échanger avec celle-ci c’est l’assurance de vivre l’Ile Maurice autrement.

    Vivre l’expérience de la vie locale c’est avant tout une immersion au coeur d’une population très généreuse. Peu de touristes s’y rendent et pour cause on y trouve pas grand chose pour faire des achats touristiques.

    La ville abrite aussi l’une des plus grandes entreprises de maquettes de bateaux.

  • Le parcours extraordinaire d’un grand chef étoilé – Franco Bowanee

    Le parcours extraordinaire d’un grand chef étoilé – Franco Bowanee

    De l’Ile Maurice à l’Yonne, en passant par Washington, le grand écart payant du chef étoilé Franco Bowanee

    Loin des grands héritiers de lignées de restaurateurs que l’on connaît, Franco Bowanee a construit sa propre identité au fil de ses voyages et veille à conserver son accent mauricien qui vient persiller chacun de ses plats. C’est dans l’Yonne qu’il met son talent au service de sa cuisine, pour laquelle il a obtenu une étoile au guide Michelin, en 2019.

    Notre estomac curieux avait laissé de la place « au cas où » et ne s’était pas trompé. L’hôte d’un jour, le chef étoilé icaunais Franco Bowanee nous accueille dans son antre au château de Vault-de-Lugny et dépose, sur la table, café et cake à l’orange qui a ce petit goût de « reviens-y ». 

    Un an plus tôt, le chef d’origine mauricienne gagnait sa première étoile Michelin, qu’il aborde depuis fièrement sur son tablier blanc : « x Michelin 2019 », dessiné au fil rouge. Le fruit de plusieurs années de persévérance, de rigueur et de voyages, de son île à Washington et de Washington à Vault-de-Lugny, village de quelque 300 âmes au cœur de l’Yonne. Le grand écart.

     

    Fils d’une couturière et d’un vendeur de montres, rien ne destinait le jeune Franco aux fourneaux. À la fin de sa scolarité – car il fallait bien faire quelque chose – le voilà parti à l’école hôtelière pour deux ans. Il est embauché au Labourdonnais, hôtel cinq étoiles où l’élève se révèle de son aveu « appliqué, plutôt que doué ».

    « Je me faisais crier dessus. Les cuisines, c’est un cadre un peu militaire. Il faut respecter les heures, etc. Après mes deux premières années, ça allait mieux et j’ai commencé à prendre du plaisir. »

    Franco Bowanee

    Au sein d’une grande brigade d’une quarantaine de cuisiniers, où les casseroles s’entrechoquent dans un capharnaüm, entre coups de feu et coups de stress, la vie de l’apprenti cuisinier ne démarrait pas sous les meilleurs auspices. Franco Bowanee laisse filer un sourire. « Je me faisais crier dessus. Les cuisines, c’est un cadre un peu militaire. Il faut respecter les heures, etc. Après mes deux premières années, ça allait mieux et j’ai commencé à prendre du plaisir. » 

    Un mentor « rude »

    C’est là que le cuistot rencontre son mentor, un certain Nizam Peero, « le meilleur chef de Maurice et de l’Océan Indien, estime son disciple. C’est lui qui m’a mis le pied à l’étrier. Encore aujourd’hui, il reste mon mentor. » Un chef « rude » plutôt que despotique. « On apprenait à la dure, confie Franco Bowanee. C’était la vieille école. Soit on tenait le coup, soit on changeait de métier. À la fin, ceux qui restaient étaient ceux qui voulaient vraiment réussir dans la cuisine. »

    Obéissant quand il le devait, rigoureux quand il le fallait, le jeune Franco est rapidement pris sous l’aile du chef qui lui confie des tâches, moins ingrates que celles qu’on s’imagine pour un jeune cuisinier, d’autant plus au sein d’un restaurant prestigieux.

    Direction Washington, à côté de la Maison Blanche

    Franco Bowanee se voit ainsi confier l’écriture des menus dégustation à réaliser de A à Z, mise en bouche au dessert. Franco fait les recettes, le chef les valide. « J’ai pu m’occuper de pas mal de menus. Je ne pouvais pas faire ça tout seul, donc je passais de poste en poste pour donner mes directives et je vérifiais les préparations. J’étais curieux de tout et j’adorais ça. » 

    En bon chef d’orchestre, poste qui lui sied à ravir, Franco Bowanee saisit, à l’hôtel Willard à Washington (à côté de la Maison blanche), une opportunité de carrière avec sa compagne qu’il avait rencontrée dans les cuisines mauriciennes.

    « J’étais un peu largué »

    Les débuts, là encore, s’avèrent laborieux : « J’étais un peu largué, avoue le Mauricien. Il y avait déjà la barrière de la langue et une culture culinaire complètement différente ».

     

    D’une cuisine légère à une autre plus riche où beurre et crème remplacent la traditionnelle huile qui venait agrémenter les plats mauriciens. D’une cuisine exclusivement d’été à une autre construite autour des quatre saisons [Il n’y a que deux saisons à l’Île Maurice, l’été et l’hiver, où les températures descendent seulement à 11 degrés, Ndlr]. D’une cuisine métissée, savant mélange des saveurs indiennes, chinoises et françaises, à une autre plus traditionnelle…

    Après « deux fabuleuses années » aux États-Unis, le chef revient sur son île Maurice et caresse l’espoir de trouver un vol aller sans retour, direction Dubaï ou l’Australie, dans les cuisines de grands restaurants. « À l’époque, Dubaï et l’Australie étaient les destinations en vogue, où on construisait de grands hôtels un peu partout… Ça me plaisait. Et puis je suis revenu avec mon mentor qui m’a dit “T’inquiète pas, tu restes le temps que tu veux avec nous. Et quand tu trouves une opportunité, tu pars?!” »

    Loin des strass et paillettes qu’une vie aux Émirats lui promettait – « J’ai eu la chance de ne pas y aller. Je n’aurais pas eu la même carrière?! », glisse-t-il -, c’est par le fruit d’un heureux hasard que Franco Bowanee prend les commandes d’un restaurant icaunais.

     

    Un soir de décembre 2007, son chef le laisse aux manettes d’un menu dégustation pour deux personnes. « C’était les propriétaires du château de Vault-de-Lugny. Ils ont adoré le repas – “de mémoire, un foie gras en torchon avec une compoté d’ananas, un vieille rouge (poisson typique de l’Ile Maurice), un agneau et un dessert chocolat mangue” – et le lendemain, ils ont demandé à me voir pour me proposer de travailler chez eux », se souvient Franco Bowanee, qui débarque, trois mois plus tard, en France. 

    D’une cuisine bourguignonne, à une autre plus raffinée

    D’une brigade de 40 cuisiniers, le Mauricien arrive dans une belle tambouille, aux côtés de sa femme et deux autres cuisiniers. « Mais ici, au moins, on fait tout. Je ne suis pas comme mes anciens chefs. J’aime que tout se passe dans le calme, chacun sait ce qu’il a à faire », rassure le chef d’orchestre, qui modifie petit à petit la carte bourguignonne en une autre plus raffinée sur laquelle se trouve un plat signature, que seuls les amoureux de littérature connaissent…  

    Dans son roman La Carte et le Territoire, Prix Goncourt 2010, Michel Houellebecq citait un « homard pressé » dégusté au château de Vault-de-Lugny, qui n’avait pourtant jamais été servi en ces lieux… « Nous avons créé le plat pour lui et l’avons invité pour qu’il nous donne son avis. Il a adoré et nous l’avons mis à la carte?! »
    Un plat comme tant d’autres, sorte de valse de saveurs, dans lequel Franco Bowanee veille toujours à ramener un bout de l’Île Maurice : « C’est notre identité ».

     

    En fin d’année 2018, le chef reçoit la visite du guide Michelin. « Il a dîné, est monté dans sa chambre et le lendemain m’a fait appeler », se souvient-il. L’année suivante, Franco Bowanee gagnait sa première étoile. « Quand j’ai appris que j’avais mon étoile, j’étais à l’Île Maurice et je devais rentrer en France pour la cérémonie. On avait interdiction d’en parler. Je ne voulais même pas le dire à mes parents, tout Maurice aurait été au courant?! », se marre Franco Bowanee, qui s’est donné comme objectif une deuxième étoile cousue sur son tablier, d’ici 2024.

    Récit: Tiphaine Sirieix

    Source : https://www.lamontagne.fr

  • Nager avec les dauphins en milieu naturel à l’île Maurice

    Nager avec les dauphins en milieu naturel à l’île Maurice

    Nager dans votre baignoire et manger le même plateau repas à longueur d’année ou se baigner en mer et déguster ce que vous voulez, que préférez-vous ? Je crois que je connais votre réponse.

    Nager avec les dauphins dans la baie de tamarin à l'Ile Maurice

    Et bien c’est la première option que l’on impose aux dauphins dans un parc d’attraction.

    Vous souhaitez réaliser votre rêve, nager avec les dauphins.  Ce ne sera pas dans un dolphinarium mais dans leur univers aquatique.

    Un Rêve de petite fille

    À l’île Maurice, j’ai réalisé cette envie de petite fille.
    C’était dans la baie de Tamarins où des dauphins à long bec évoluent et se reproduisent.

    Crédit : IleMaurice.fr

    Nous nous sommes mis à l’eau avec masque et palmes là où les dauphins remontaient pour respirer. Nous avons bien fait attention à ne pas les toucher.

    Être entourée de dauphins, essayer de les suivre quelques minutes est un enchantement.

    Si vous souhaitez également vivre ces instants magiques, allez à l’office de tourisme qui vous indiquera les équipages de bateaux les plus respectueux de ces mammifères afin de ne pas les déranger.

    Bonne plongée !

    Nelly Blain

     

  • Île Maurice : Le lac sacré de grand bassin – Ganga Talao

    Île Maurice : Le lac sacré de grand bassin – Ganga Talao

    Un petit Lac emblème de l’ile Maurice, qui caractérise un haut de lieu de Pèlerinage et un site incontournable d’un voyage inoubliable dans ce petit paradis .

    Situé au coeur d’un cratère dans le district de Savanne, chaque il est visité par des touristes du monde entier.

    Grand Bassin (Ganga Talo) est un site qui favorise la pratique de la Religion Hindouisme (Religion Majoritaire de l’île).

    Un Peu d’histoire

    Selon la légende, Shiva laissa choir de l’eau du Gange dans le cratère éteint qui se transforma en lac, d’où la raison du pèlerinage sacré. D’ailleurs , la couleur de l’eau du lac s’apparente un peu à celle du Gange.

    Chaque début d’année , les Hindous célèbrent la fête de Maha Shivatree (La nuit de Shiva). Une fête qui se caractérise par un grand Pèlerinage qui se déroule pendant 3 Jours et 3 nuits de Marche.

    A cette occasion les Pèlerins s’y rendent pour prier et déposer des Offrandes de fruits et légumes à l’autel des temples Hindous . Un moment Religieux exceptionnel.

    Grand Bassin est également un site d’exception. Entouré d’une forêt peuplée de singes amateurs des offrandes laissés par les croyants,  le site offre un cadre et un environnement majestueux. Les deux statues de Shiva, du haut de leurs 80 mètres, donnent le ton… Immanquable lors d’un séjour à l’île Maurice.

    Une fête à ne pas rater pour découvrir les Rites et Traditions Mauriciennes.

  • EGLISE DE CAP MALHEUREUX – ILE MAURICE

    EGLISE DE CAP MALHEUREUX – ILE MAURICE

    Un peu d’histoire

    Mais ce sont d’autres passagers, d’ailleurs eux aussi en provenance de Rodrigues, qui firent entrer ce hameau dans l’Histoire. Fin 1810, une importante escadre anglaise vint s’ancrer entre le Coin de Mire et le récif de corail. A bord des navires britanniques, près de vingt mille soldats, anglais et indiens, que Londres avait cantonnés à Rodrigues au cours des mois précédents… Sous la protection des canons des frégates anglaises, des centaines de chaloupes franchirent les passes étroites du lagon, pour débarquer les fantassins. En un raid éclair de deux jours, cette colonne anglaise devait en rejoindre une autre, débarquée, elle, dans les environs de Port-Louis, entrainant la reddition de la garnison française de l’Ile de France qui, pour plus de 150 ans, basculait sous domination anglaise ! Une stèle, érigée à l’ombre des filaos, sur la plage publique de Bain-Bœuf, commémore ce fait d’arme !



    De la légende noire à la chapelle au toit rouge

    L’histoire de Cap Malheureux, serait encore plus mouvementée… Si l’on en croit divers historiens, et le romancier français vivant à l’île de la Réunion, Daniel Vaxelaire, ce sont d’abord des pirates et flibustiers qui s’y implantèrent ! Mais ces aventuriers de l’océan n’étaient pas tous de grands marins, et si le Coin de Mire leur fournissait un point de repère fiable, l’étroitesse de la passe, les brisants à fleur d’eau et quelques rochers mal placés auraient causé de nombreux naufrages… justifiant ainsi le nom terrible attribué à cette portion de la côte ! Des négriers de retour des côtes africaines ou malgaches y auraient ensuite déchargé leur cargaison humaine… renforçant encore la terrible réputation du lieu ! On est, aujourd’hui, très loin de cette légende noire et Cap Malheureux est devenu, paradoxalement, une promesse de bonheur pour les dizaines de couples qui, chaque année, viennent y célébrer leur union ! L’enregistrement civil du mariage se déroule alors sur la plage, avec l’éternel Coin de Mire en toile de fond, alors que la cérémonie religieuse est célébrée dans la Chapelle de Notre Dame Auxiliatrice… Cette minuscule église au toit rouge vif, posée en bord de mer est devenue un monument national, et sans doute le site mauricien le plus photographié !

    Partez à la découverte de L’Île Maurice 

    Une Île envoutante de l’océan Indien  avec de nombreuses histoires à vous raconter 

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