Auteur/autrice : Culturiles

  • Le Fort Manda du Roi Radama Ier à Madagascar : Une Forteresse Historique

    Le Fort Manda du Roi Radama Ier à Madagascar : Une Forteresse Historique


     Situé à 5km de Foulpointe à Madagascar 

    Le Fort Manda du Roi Radama Ier à Madagascar : Une Forteresse Historique

    Introduction

    Madagascar, la grande île située au large de la côte sud-est de l’Afrique, possède une histoire riche et diversifiée marquée par diverses dynasties et figures historiques.

    Parmi ces figures, le roi Radama Ier se distingue comme un souverain visionnaire dont les contributions ont profondément influencé l’histoire de l’île.

    Une de ses réalisations les plus remarquables est la construction du Fort Manda, une forteresse stratégique qui témoigne de son règne.

    Cet article explore en profondeur le Fort Manda, son histoire, son architecture, et son importance dans le contexte de Madagascar au XIXe siècle.

    La Montée du Royaume Merina

    Avant l’ascension de Radama Ier, Madagascar était une mosaïque de royaumes et de tribus. Le royaume Merina, situé dans les hautes terres centrales, était l’un des plus puissants. Son père, le roi Andrianampoinimerina, a commencé l’expansion et la consolidation du royaume. À la mort d’Andrianampoinimerina en 1810, Radama Ier monta sur le trône et poursuivit les ambitions de son père, visant à unifier toute l’île sous un seul règne.

    Le Règne de Radama Ier

    Radama Ier, connu pour sa modernité et son ouverture aux influences européennes, a cherché à renforcer et à moderniser son royaume. En 1817, il signa un traité avec les Britanniques, qui reconnaissait Radama comme le roi de Madagascar en échange de l’abolition de la traite des esclaves. Ce partenariat stratégique permit à Radama d’obtenir des armes et des conseillers militaires européens, ce qui renforça sa position sur l’île.

    Raison d’Être

    La construction du Fort Manda répondait à plusieurs besoins stratégiques. Premièrement, Radama Ier voulait protéger son royaume contre les invasions extérieures, notamment des pirates et des autres royaumes rivaux. Deuxièmement, le fort devait servir de centre de contrôle et d’administration pour les territoires nouvellement conquis.

    Emplacement Stratégique

    Le Fort Manda est situé à Mahavelona (Foulpointe), sur la côte est de Madagascar. Cet emplacement n’était pas choisi au hasard : Mahavelona est un port naturel, crucial pour les échanges commerciaux et militaires. La proximité de l’océan Indien permettait également de surveiller les voies maritimes et de prévenir les incursions ennemies.

    Conception et Matériaux

    Le Fort Manda se distingue par son architecture imposante, mélangeant des influences locales et européennes. Construit principalement en pierres locales et en chaux, le fort présente des murs épais capables de résister aux attaques. La structure comprend des bastions, des tours de guet, et des meurtrières pour les armes à feu, illustrant une adaptation des techniques de fortification européennes.

    Organisation Interne

    À l’intérieur, le fort était organisé pour supporter de longues périodes de siège. Il comprenait des casernes pour les soldats, des entrepôts pour les provisions, et des citernes pour l’eau. Les logements pour les officiers et les installations de commandement étaient également présents, permettant une gestion efficace des opérations militaires.

    Défense et Sécurité

    Le Fort Manda joua un rôle crucial dans la défense du royaume Merina contre les menaces extérieures. Sa position stratégique sur la côte est en faisait un point de défense avancé contre les invasions maritimes. Les forces armées stationnées au fort étaient prêtes à répondre rapidement à toute menace, assurant ainsi la sécurité des territoires côtiers.

    Base pour les Campagnes Militaires

    En plus de son rôle défensif, le Fort Manda servait de base pour les campagnes militaires de Radama Ier. Depuis ce fort, il pouvait lancer des expéditions pour conquérir les territoires du sud et de l’est de Madagascar. Les ressources et le soutien logistique fournis par le fort étaient essentiels pour ces opérations.

    Un Symbole de Modernisation

    Le Fort Manda symbolise la modernisation et l’unification sous le règne de Radama Ier. Sa construction marquait une transition vers des méthodes de défense et d’administration plus structurées, influencées par les contacts avec l’Europe. Le fort représente également la détermination de Radama à protéger et à consolider son royaume.

    Préservation et Tourisme

    Aujourd’hui, le Fort Manda est un site historique important à Madagascar. Il attire des touristes et des chercheurs intéressés par l’histoire militaire et architecturale de l’île. Des efforts de conservation sont en cours pour préserver cette structure emblématique, afin qu’elle puisse continuer à témoigner de l’histoire et du patrimoine de Madagascar.

    Conclusion

    Le Fort Manda du roi Radama Ier est plus qu’une simple forteresse ; c’est un monument historique qui raconte l’histoire d’un roi visionnaire et de son ambition d’unifier et de moderniser Madagascar. À travers cette forteresse, nous pouvons comprendre les défis et les stratégies d’un royaume en pleine transformation au XIXe siècle. Le Fort Manda reste une pierre angulaire du patrimoine malgache, rappelant l’héritage durable de Radama Ier et son impact sur l’histoire de Madagascar.

  • Maison de maître : domaine de marquisat

    Maison de maître : domaine de marquisat


    À la fin du XIXè siècle, en pleine crise sucrière, le Marquis de Sainte-Marie mit en vente l’usine.

    C’est Henry Longueteau, homme du métier, qui se porta acquéreur.

    Dès 1895 il transforma l’ancienne sucrote pour en faire la distillerie Espérance-Monrepos, actuellement la plus ancienne de la Guadeloupe encore en activité.

    L’usine fonctionne toujours avec la machine à vapeur produite grâce aux résidus de la canne broyée qui actionne un piston vieux de 87 ans.

    Les générations ont passé, chacune a apporté son savoir-faire pour toujours améliorer l’outil de production. Elle dispose d’une surface de près de 100 hectares de cannes à sucre, arbres fruitiers et plantes tropicales.

    Le rhum Longueteau et le rhum Karukera sont produits sur le même magnifique domaine, celui du Marquisat de Sainte-Marie.

    Au cours de la visite, on apprend toute l’histoire du lieu. Des infrastructures récentes abritent un chai de vieillissement d’une capacité de 360 fûts de chêne, destinés au rhum vieux et 11 cuves de conditionnement en inox bouchonné. Les visiteurs peuvent accéder à tout le domaine et suivre les visites guidées.

    Dans la boutique, présentation, dégustation de rhum et vente de produits. Distillerie Longueteau L’espérance – Rhumerie Karukera – Domaine du Marquisat de Sainte-Marie. Visite commentée sur réservation, samedi et dimanche, de 9 à 13 heures. 

  • Guadeloupe : Les monuments racontent

    Guadeloupe : Les monuments racontent


    La Caraïbe est constituée d’un chapelet d’îles qui ont chacune une histoire différente. Elles ont été révélées au monde occidentale après l’arrivée dans leurs eaux d’un seul navigateur , Christophe Colomb.

    Leur exploitation économique a rapidement été mise en place . Tabac, Sucre Café 

    Ces productions les ont rendues précieuses et indispensables à l’Europe au prix de la mise en Servitude des Africains.

    Au carrefour de trois continents depuis des siècles  elles offrent aujourd’hui l’exemple des sociétés ou différentes cultures et diverses populations se son confrontées et mêlées

    La Caraibe précolombienne 

    A partir du IIe siècle apr JC –

    Migration des Tainos ou Arawaks , d’Amérique du Sud vers les petites Antilles puis vers les grandes Antilles.

    Migration des Karibs ou Caraibes vers les petites Antilles à partir de la foret humide d’Amérique du Sud .

    La Caraïbe Terre du Nouveau Monde

    1492: Premier voyage de Christophe Colomb

    1493-1494 : Deuxième voyage de Christophe Colomb

    Arrivée à la dominique ,Marie Galante , Saint Thomas, Guadeloupe, Saint Barthelemy, Antigua, Porto rico , Jamaique

    1498 : 3eme Voyage de Christophe Colomb

    Arrivée à Trinidad , Tobago, Grenade, Saint Vincent

    1502 : Quatrième Voyage

    Arrivée en Martinique Sainte Luce

    1635: Début de l’implantation française en Guadeloupe par Charles Lienart de l’olive et Jean Duplessis  et à la Martinique par Pierre Belain d’Esnambuc

    La Caraïbe , Terres de Sucres et D’esclavage 

    1640: Début e l’industrie sucrière à la Barbade

    1642 : LOUIS XIII autorise la traite des Africains et l’esclavage

    1650:  Début de l’industrie sucrière dans les colonies Françaises

    1654 : Expulsion des Juifs Marranes du Brésil , ou ils avaient développé des techniques sucrières.

    Leur Migration vers les Antilles et l’Amérique du Nord marque le début de l’expansion du sucre antillais .

    1660:  Traité de Paix entre Français , Anglais et Caraïbes  qui attribue les Îles de saint vincent  et de la dominique aux Caraïbes

    1685: Promulgation du CODE NOIR dans les antilles françaises

    1723: Introduction deu Café en Martinique

    La Caraïbe , Terres de révolution et de liberté 

    1788: Convocation des états généraux pour le 5 Mai 1789 à Versailles à l’exclusion des colonies.

    1789: Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Soulèvement d’esclaves en Martinique

    1790: Sédition des colons de Saint Domingue

    1791:  Soulèvement des esclaves de la partie Nord de Saint Domingue . Début de la révolution sous la direction d’un certain TOUSSAINT LOUVERTURE

    1803: Soulèvement général de Saint Domingue et capitulation des français

    1804: Indépendance de la partie française de Saint Domingue qui devient Haïti

    1814: Traité de Paris qui dans les Caraïbes  rend à la France la Martinique et la Guadeloupe et qui lui retire  Tobago et Sainte Lucie

    1831: Louis Philippe roi des Francais édicte une nouvelle sur l’abolition de la Traite des Africains

    1833: Abolition de l’esclavage dans les colonies anglaises

    1848: Seconde abolition de l’esclavage dans les colonies Françaises (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion)

    1849-1851: 1eres élections au suffrage universel dans les colonies françaises

    1870: Rétablissement du suffrage universel dans les Antilles supprimé par LOUIS NAPOLEON BONAPARTE . Début de la crise sucrière

    La Période Contemporaine 

    Dans les îles  francophones : La départementalisation

    1918: Début de la production de banane dans les Antilles Françaises

    1940-1943:  Le gouvernement de vichy est représenté en Martinique et en Guadeloupe , par l’amiral Robert 

    19461946: La Guadeloupe, La Martinique , La Guyane et la Réunion deviennent départements Francais

    d’outre Mer par la loi de la départementalisation

    1964: Kourou Guyane devient le Centre Spatial Francais

    1982: Loi de décentralisation

    2000: Loi d’orientation pour l’outre Mer

  • Ananas piment : une explosion de saveurs

    Ananas piment : une explosion de saveurs

    Ananas Piment 

    L’ananas Piment est une véritable tradition ancrée dans la culture populaire chez les Mauriciens. 

    En vérité, C’est un délice extra pour les gourmands.  

    La mise en bouche se faisant avec une explosion de saveurs , un profond mélange de sentiments au niveau de l’arrière goût   mais qui se laisse facilement apprivoisé. 

    Il se caractérise par un savant mélange  « sucré-épicé » parfaitement dosé et  qui ne laisse pas de marbre ses principaux adeptes. 

    Par ailleurs, L’ananas victoria en est le principal acteur, sachant que la culture et l’exploitation de ce fruit extraordinaire est très répandue sur l’ile. Un fruit goûteux et savoureux qu’on retrouve  au menu des principaux plats gastronomiques proposés dans les  Hôtels 5 étoiles. 

    l’île Maurice, s’épanouit un ananas victoria d’exception, à la chair tendre et sucrée, à déguster sans modération. Une couronne bien verte, hérissée de piquants, une allure assez svelte, un petit poids entre 500 g et 1 kg, une chair jaune foncée et sucrée : telle est la fiche signalétique de l’ ananas victoria de l’ile Maurice, star des fruits tropicaux.

    Si vous êtes de passage à l’Île Maurice , n’hésitez pas à déguster ce fabuleux met typique. 

    Cultur’îles

    Partez à la découverte de L’Île Maurice 

    Une Île envoutante de l’océan Indien  avec de nombreuses histoires à vous raconter 

    LOGEMENT À PARTIR DE 60€ POUR 7 NUIT(S)/ PERSONNE

    PREPAREZ VOS ACTIVITÉS 

    EXCURSIONS & DÉCOUVERTES

  • Guadeloupe: La marche des esclaves à petit-canal

    Guadeloupe: La marche des esclaves à petit-canal

    Un site qui témoigne la souffrance des esclaves arrivés en Guadeloupe pour renforcer les exploitations sucrières dans la région GRANDE TERRE  

    C’est un lieu de recueillement , ou était vendu les esclaves qui arrivaient par milliers par bateaux puis vendus aux plus offrants. 

    Ce site rappelle les périodes fastes de l’histoire ancrées dans la conscience populaire .  

    49 Correspond au nombre de marches foulées par les esclaves enchainés jusqu’au cou qui bravaient la montée interminable vers leur destin. 

    Des plaques commémoratives qui rappellent  la provenance des ethnies africaines ,y sont érigées : Ouolofs, Bamilékés, Congos, Peuls etc…

    C’est l’un des monuments les plus anciens de la Guadeloupe qui rappellent ce passé esclavagiste.

    Juste à côté y figure le buste de Louis Delgrès , un personnage héroïque  de la lutte contre le rétablissement  de la servitude des hommes en Guadeloupe.  

    Né le , à Saint-Pierre, Martinique, et mort le  (à 35 ans) , à Matouba(commune de Saint-Claude) en Guadeloupe, est une personnalité de l’histoire de la Guadeloupe. Colonel d’infanterie des forces armées de la Basse-Terre, abolitionniste, il est connu pour la proclamation anti-esclavagistes signée de son nom, datée du , haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes.

    Cet humaniste a consacré toute sa vie à la défense de cette cause 

    Il est devenu un symbole pour toutes les générations 

    Cultur’îles

  • Les moulins en guadeloupe

    Les moulins en guadeloupe

    Les habitations créoles comprenaient toujours un moulin, quelle que soit leur nature. Cependant, la vision qu’avaient les Guadeloupéens de l’habitation, à une époque où elle était encore le pilier de leur vie économique et sociale, ne comportait plus de machines.

    En observant l’habitation de l’extérieur, on pourrait penser que seules les descriptions techniques des premiers missionnaires chroniqueurs attestent de la présence de cet équipement crucial pour la mise en valeur coloniale des îles d’Amérique et la formation de la culture créole.

    Cette curieuse illustration du numéro de la revue CARÉ intitulée « la mort introuvable » en janvier 1980 en témoigne.

    Elle montre sur la page 42 la photographie d’un hangar à moulin avec son mécanisme de broyage de la canne à sucre, ses roues et ses engrenages métalliques, mais sans personne. La légende dit : « machine devenue célibataire »; cependant, le fascicule ne contient ni article ni commentaire qui fait référence à cette illustration isolée et à sa légende.

    Ainsi, les moulins reposent vraisemblablement aujourd’hui dans la mémoire collective sous forme d’une image isolée, sans contexte ni humain ni historique. C’est une machine veuve de sa fonction et de son travail, une réalité qui n’a plus de sens et donc ignorée du regard. Nous ne voyons que ce que nous connaissons déjà.

    L’histoire

    Les Moulins de Canne à sucre représentaient l’un des fleurons de l’industrie agricole en Guadeloupe

    Au XIX eme siècle on dénombrait pas moins de 240 moulins répartis, principalement, dans la région GRANDE TERRE en Guadeloupe et aussi à Marie Galante.

    Ces Moulins servaient principalement à broyer la canne à sucre qui était la première ressource de l’île.

    De nos jours, il en reste que quelques dizaines laissés en désuétude. Rare sont sont ceux qui sont restaurés.

    On distinguait donc les Moulins à vents  et les Moulins à tratcion animale . Ces dernièrs , importés par les hollandais , bien plus anciens, étaient très utilisés au 17ème Siècle.

    Bien que l’industrie sucrière ait bénéficié de l’utilisation d’esclaves africains pour son développement, la plupart des moulins restants témoignent d’une évolution technique complexe et peu connue qui a commencé avant l’esclavage et qui s’est poursuivie longtemps après.

    Le moulin est donc un outil précieux pour enseigner l’histoire de l’installation de l’homme aux antilles et pour comprendre que derrière la puissance politique ou militaire de certains dirigeants du passé se trouvaient des forces capables de produire des matériaux de construction tels que la chaux et le fer, ainsi que des produits commerciaux tels que le sucre, le rhum et même la farine de manioc pour nourrir les troupes.

    Au début, les premiers colons de l’île n’utilisaient pas de machines, mais se servaient d’outils tels que la grage à manioc amérindienne, le mortier et le pilon africains, la serpe ou le coutelas européens.

    Cependant, les colons ont rapidement cherché à cultiver le manioc pour survivre et à produire des plantes pouvant être vendues en Europe, comme le tabac, le coton, le gingembre, le roucou et l’indigo. Ainsi, l’utilisation d’une machine est devenue nécessaire pour transformer le manioc et le tabac avant consommation.

    Les premiers moulins ont été conçus sur le principe de la roue actionnée par une force extérieure pour broyer la matière, tels que les moulins à grager pour le manioc, les moulins à égrainer le coton et les rouets pour le tabac.

    Les moulins étaient actionnés manuellement ou avec le pied. Bien que les moulins à égrainer, à torquer, à broyer et à battre pour l’indigo aient disparu avec l’abandon de la culture du tabac, du coton et de l’indigo au XVIIIe siècle, les moulins à manioc en bois ont été préservés avant que les termites ne les détruisent.

    Plus tard, pour produire de la farine de manioc et de la cassave, des moulins à grager plus importants ont été construits, actionnés par une roue à eau. Ensuite, les machines hydrauliques ont été utilisées pour la préparation du cacao et du café.

    Production de Sucre

    Dès le début de la colonisation, on avait commencé à faire un peu de vin de canne à la Martinique. À cette époque, on écrasait les cannes pour en extraire le vesou (le jus) à l’aide de deux rouleaux broyeurs en bois entraînés par une roue à bras ; on appelait cet appareil un bric-à-brac. Ainsi, le premier moulin à canne fut un moulin à bras.

    Le moulin à manège, connu en Europe depuis des siècles, a été adapté au broyage de la canne des Antilles et du Brésil par les Espagnols ou les Portugais dès le début du XVIe siècle : on doit considérer que ce type de moulin est une création du Nouveau Monde, une technologie véritablement « créole ». Cette machine est introduite dès 1640 à Saint-Christophe, puis vers 1645 à la Martinique : on écrasait la canne à l’aide de trois rouleaux broyeurs en bois entraînés par des animaux de trait tournant en manège. 

    En 1654, des protestants hollandais et des judéo-portugais, chassés du Brésil, se réfugient à la Martinique. Ils introduisent à Saint-Pierre la technique du moulin à eau que les Portugais avaient mise au point depuis un siècle dans leur colonie américaine et celle du moulin à vent que les Hollandais avaient transplantée à Pernambouco depuis 1624.

    Contrairement à ce que l’on croit généralement, tous les types de moulins mécaniques ont été introduits à peu près en même temps à la Martinique. Se propageant de l’Ouest vers l’Est, ils ont suivi les aléas de la colonisation de l’île et du développement de l’industrie sucrière.

    Actionnés par des bêtes, par l’eau ou par le vent, ils ont coexisté jusqu’au XXe siècle, même si, à partir de la seconde moitié du XIXe, les moulins à vapeur ont peu à peu fait reculer les moulins à vent d’abord, les moulins à bête ensuite et enfin les moulins à eau.

    Si le moulin à manioc, à café ou à indigo, d’abord actionné par l’homme, est devenu une machine entraînée par l’eau, c’est que le sucre est venu s’imposer comme production dominante de la Martinique et y a transformé la technologie. En outre, seuls les équipements liés à la canne à sucre ont pris des dimensions monumentales et ont marqué le paysage en défiant le temps.

     On dénombrait également quelques Moulins à Eaux principalement répartis   dans les zones humides comme la Basse-Terre (Marie-Galante et la Grande-Terre sont des régions plus sèches).

    Au niveau ergonomique, les Moulins mesuraient en moyenne,  entre 6 et 9 mètres de haut pour un diamètre de 5 mètres. Les ailes étaient orientées face aux alizés. Certains avaient même un système qui permettait aux ailes de changer de direction en fonction du vent.

    La technologie des Moulins

    Un moulin est une machine qui permet de moudre, piler, pulvériser ou broyer des matières pour en extraire la quintessence. Le terme « moulin » englobe à la fois la machine elle-même et le moteur qui la fait fonctionner, tel que le manège, l’aile, la roue ou la machine à vapeur.

    Pour comprendre ce qu’est un mécanisme, on peut dissocier l’observation de la machine broyeuse de celle du moteur qui la fait fonctionner. Un mécanisme est constitué d’éléments mobiles dans une structure fixe. En identifiant les éléments nécessaires au fonctionnement de chaque mécanisme, on peut aborder les notions de chaîne cinématique et d’entraînement, ainsi que les différentes natures de mouvements et les transformations du mouvement via les engrenages.

    Pour le moteur, le mouvement global est transformé via un engrenage conique dans le cas des moulins à vent, et via une roue dentée pour les moulins à eau et à vapeur. Dans le cas des moulins à eau verticaux et des moulins à vent, il y a une double transformation du mouvement via un engrenage appelé « à lanterne », qui permet à la fois de changer la direction et de démultiplier la vitesse en raison de la différence de diamètre des roues dentées.

    L’observation d’une vanne sur un canal de moulin à eau peut également fournir des enseignements. Si le panneau vertical mobile est petit, on peut le tirer ou le pousser manuellement pour produire un simple mouvement de translation. Pour les vannes plus lourdes, l’utilisation d’une crémaillère permet de transformer le mouvement circulaire peu important appliqué à la manivelle en un mouvement linéaire impliquant une grande force pour lever ou baisser le panneau de la vanne. Dans le cas de la crémaillère, la transmission du mouvement se fait via une démultiplication et une transformation par un engrenage.

    Parmi toutes les machines utilisées dans l’histoire de la Martinique, les moulins à canne sont les plus connus et les plus accessibles. Le moulin à canne est un appareil animé par un mouvement de rotation et qui fonctionne également par un mouvement de rotation. Le mouvement circulaire est à la fois le moteur et l’action du moulin, ce qui conditionne sa définition.

  • Habits traditionnels – guadeloupe

    Habits traditionnels – guadeloupe

    HABITS TRADITIONNELS. 
    Aux Antilles

    ??Les costumes traditionnels des doudous représentent un art de vivre un autre style qui vient droit d’une autre époque. 
    Ils ne sont plus portés que pour les fêtes ou le carnaval, et parfois sur les marchés pour attirer le passant en quête d’authenticité.

    ?Pour être belle, autrefois, il fallait casser sa tirelire : superbe jupon de broderie anglaise, corsage décolleté, jupe en madras,foulard triangulaire, grande robe chatoyante pour les fêtes, sans oublier un arsenal de bijoux en or (collier-chou, chaîne-forçat…). ??

    Le traditionnel défilé des cuisinières de la Guadeloupe permet de conserver ce patrimoine qui peu à peu sombre dans l’oubli.

    Grace aux actions associatives les consciences s’éveillent pour garder ces traditions qui ont valeur de patrimoine. ???

    #robemadras #HabitsTraditionnels #Doudous #cuisinieresguadeloupe

    @culturiles

    PREPAREZ VOS ACTIVITÉS 

    EXCURSIONS & DÉCOUVERTES

     


    COMMENT SE RENDRE EN GUADELOUPE ?

    Si vous envisagez de venir en Guadeloupe, il n’y a rien de plus facile ! Des vols depuis la France vers Fort-de-France sont disponibles tous les jours. Cependant, les tarifs peuvent varier considérablement selon la période de l’année, il est donc recommandé d’utiliser un comparateur de vols tel que pour être sûr de trouver la meilleure offre possible.

    Vol pas cher : Paris – Pointe à Pitre

    Vous pouvez aussi consulter les offres de notre partenaire qui propose souvent des tarifs super intéressants.

    PromoSéjours – HomePage

    Ils ont également des offres de dernière minutes consultable ici :

    PromoSéjours – Tous les voyages à petits prix ! Opodo – vols de dernières minutes

    COMMENT SE DÉPLACER EN GUADELOUPE ?

    Pour une visite autonome de la Martinique, la location d’une voiture est la meilleure option pour explorer l’île à votre propre rythme. Cela vous permettra de vous déplacer en toute liberté et de découvrir les nombreux trésors de l’île.

    Toutefois, il est important de noter que la demande de location de voitures est élevée pendant la période estivale, il est donc recommandé de réserver votre voiture assez tôt pour éviter toute déconvenue.

    Louer une voiture pas chère

    OÙ DORMIR EN GUADELOUPE ?

    La Guadeloupe propose une large gamme d’hébergements pour tous les goûts et tous les budgets, que ce soit du luxe d’une villa avec piscine à l’authenticité d’un écolodge en passant par les hôtels traditionnels ou les locations Airbnb.

    De la côte Caraïbes à la côte Atlantique, vous trouverez l’offre qui convient le mieux à votre séjour.

    Trouver les meilleures offres VOL + HOTEL

    Pour vous aider à trouver l’hébergement idéal, n’hésitez pas à utiliser un comparateur d’hôtels ou à chercher les offres Airbnb disponibles sur l’île. Il est recommandé de réserver à l’avance pour garantir la disponibilité.

    GoVoyages (FR) – Réservez vos week-end au meilleur prix sur Govoyages !
  • Carnaval de madagascar

    Carnaval de madagascar

    Un événement culturel exceptionnel

    Un grand moment de liesse de populaire

    A mois de juin prochain , se déroulera le Carnaval populaire de Madagascar . Un ensemble de programmes  très festif qui réuniront  la population Malagasy et qui mettront en lumière à Antananarivo, le patrimoine et les arts malgaches ainsi que les richesses de toutes les régions

    Partez à la découverte de L’Île Rouge : Madagascar 

    Une Île passionnante avec de nombreuses histoires à vous raconter 

    LOGEMENT À PARTIR DE 50€ POUR 7 NUIT(S)/ PERSONNE

  • Une explosion de saveurs

    Une explosion de saveurs

    Vivez Pleinement  la Martinique ???

    Difficile d’apprécier le charme enchanteur de l’ile sans goûter à l’une de ses nombreuses liqueurs.

    Du Rhum blanc accompagné de fruits tropicaux qui demande une préparation savamment orchestré pour un succulent résultat que seules les grand mères peuvent transmettre. ??

    Pourtant à y reflechir c’est un jeu d’enfant qui laisse apparaître une différence de goût perceptible d’une personne à l’autre. ????

    A titre d’exemple. Une recette simple:
    #Punchmaracudja ou #punch passion.
    Préparation : Couper les fruits en deux, vider la pulpe dans un saladier, ajouter les zestes de citron, le sucre, la gousse de vanille fendue dans le sens de la longueur et le rhum.

    #punchcoco #schrubb #punchpassion #punchmangue

  • IA ORA NA

    IA ORA NA

    Ia ora na ! 
    Bienvenu dans notre havre de paix à HUAHINE 
    Un véritable paradis sur terre .

    Notre île vous lance un sort qui vous envoûtera à tout jamais.

    Lagon aux eaux cristallines, forêt d’émeraude, population chaleureuse et accueillante. Tout est prétexte pour y séjourner.

    Huit villages dispersés sur l’île vous réconcilieront avec le temps.
    Justement prenez le temps de découvrir notre histoire que je vous conterai lors d’un prochain post.

    PREPAREZ VOS ACTIVITÉS 

    EXCURSIONS & DÉCOUVERTES